La militante écologiste Claire Nouvian est l'invitée de Léa Salamé à 7h50. Elle réagit notamment au rapport publié dans la nuit de dimanche à lundi par le Giec, qui alerte sur le risque d'une augmentation de 1,5°C des températures d'ici à 2030.

Militante écologiste, fondatrice de l'association Bloom pour la protection des océans, Claire Nouvian réagit au rapport du Giec qui a été révélé dans la nuit de dimanche à lundi : ce rapport "parle de l'agrégation de 6 000 études de plus qui nous disent qu'on va dans le mur. Maintenant on affine nos calculs, on peut nous dire comment on va dans le mur, et à quelle vitesse”. Mais, selon le Giec, il faut des "changements sans précédent" pour parvenir à changer la donne.

"C'est possible, l’espoir est toujours le même sur tous les sujets, ça s’appelle l’action", affirme-t-elle. Et cette action ne peut plus se limiter à la promotion des énergies renouvelables, ajoute Claire Nouvian. "Il faut décarboner massivement nos économies, changer nos modes de production et de consommation”. 

Que faire, alors, pour réduire de moitié les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030 ? "On ne doit pas faire ce qu'on fait actuellement", explique Claire Nouvian : "Une flotte d’avions en train de doubler, les Français se ruent sur les pick-ups, on n’en a pas besoin". 

En cause, des systèmes de financement qui portent les hommes politiques au pouvoir qui "sont ceux du monde d'hier" : "Ils n’ont pas la possibilité d’amener au pouvoir des individus qui vont dire “non, la catastrophe est réelle”. Mais pour les 250 millions de migrants qui vont se retrouver sur les routes d’ici 2050, c’est déjà la catastrophe. Il y a un impératif collectif : c’est de croire à la catastrophe, le catastrophisme éclairé a toute sa place aujourd’hui".

Selon Claire Nouvian, Emmanuel Macron ne peut pas réellement faire avancer les choses sur le climat : "Il a été porté au pouvoir par des gens du monde d'hier, de la finance, des industriels ? Vous avez vu ce que fait le Medef et son équivalent au niveau européen ? Ils militent pour que l'Europe ait les ambitions écologiques les plus basses possibles".

Pourtant, une politique de croissance verte est possible assure-t-elle : "On peut créer une vraie croissance verte, créer des emplois en changeant notre monde d'un point de vue économique et industriel", affirme-t-elle, rappelant que les océans représentent "une respiration sur deux" et jouent un rôle de régulateurs du climat. 

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Claire Nouvian © Radio France / capture d'écran
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