Jérôme Pimot répond aux questions de Pierre Weill sur la mobilisation des livreurs contre le paiement à la course que veut imposer l'entreprise Deliveroo.

Manifestation des coursiers à vélo de Deliveroo et Uber - Mars 2017
Manifestation des coursiers à vélo de Deliveroo et Uber - Mars 2017 © AFP / Georges Gobet

Le paiement à la course est une mauvaise chose pour les livreurs, estime ce mercredi Jérôme Pimot au micro de Pierre Weill. Cet ancien coursier du service de livraison à vélo Deliveroo milite désormais contre l'ubérisation du travail. Il s'oppose aux montants annoncés par l'entreprise, qui affirme qu'un livreur réalise en moyenne trois courses par heure. Une rémunération à la course lui permettrait donc de gagner plus qu'un paiement à l'heure.

Faux réplique l'ancien livreur, qui dénonce une communication sur une fourchette haute. De son expérience, c'est plutôt "une course par heure" en moyenne, avec des heures sans aucune demande.

Remplacer le "collaboratif" avec "abus de position dominante" par une coopérative

Pour Jérôme Pimot, les entreprises comme Deliveroo parviennent à imposer un système d' "abus de position dominante" en s'adressant à une frange de travailleurs, souvent des jeunes issus de quartiers défavorisés, qui n'ont pas toujours d'expérience du salariat. Le problème, c'est que ce système ubérisé n'assure pas la stabilité financière nécessaire pour louer un appartement ou contracter un crédit pour s'acheter un véhicule, par exemple.

Pour lui, la solution serait d'imaginer un système de coopérative où les livreurs seraient salariés.

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