Doit-on se passer de viande et de toute matière issue de l'exploitation des animaux ? Dans une virulente "Lettre ouverte aux mangeurs de viande qui souhaitent le rester sans culpabiliser", l'essayiste Paul Ariès s'attaque au véganisme et à l'antispécisme. Il est l'invité de Laetitia Gayet à 7h50.

Le politologue Paul Ariès
Le politologue Paul Ariès © AFP / Fred Dufour

Pour Paul Ariès, l'alternative aujourd'hui n'est pas entre "la sale viande produite dans des conditions immondes" et "la fausse viande qu'on nous prépare avec les biotechnologies". Il appelle à "redevenir des mangeurs consciencieux". Autrement dit à privilégier l'agriculture et l'élevage paysans, respectueux des animaux et de la biodiversité. 

"Les végans ont raison quand ils dénoncent le système productiviste", assène Paul Ariès. "Ils ont tort quand ils pensent qu'il faut aller vers un système encore plus industriel en généralisant la fausse viande, le faux fromage". Le politologue, qui rappelle que le végétarisme a une longue histoire, souhaite aussi un débat dédramatisé. "De toute façon, il y a de la place pour tout le monde ! Pour ceux qui mangent de la viande et ceux qui n'en mangent pas !"

Lettre ouverte aux mangeurs de viande qui souhaitent le rester sans culpabiliser de Paul Ariès est paru chez Larousse.

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