"Ce deuxième confinement est plus difficile", confie Laurent Garcia, cadre de santé à l'Ehpad des "Quatre saisons" à Bagnolet (Seine-Saint-Denis), invité de France Inter mercredi, "parce que les résidents en ont assez" et "parce qu’on a eu nos premiers cas Covid"

Laurent Garcia dans le studio de France Inter
Laurent Garcia dans le studio de France Inter © Radio France / Capture d'écran

"Le deuxième confinement est plus difficile, parce que les résidents en ont assez et parce qu’on a eu nos premiers cas Covid-19", explique Laurent Garcia, cadre de santé à l'Ehpad des "Quatre saisons" à Bagnolet (Seine-Saint-Denis) et invité de France Inter mercredi matin. Il a fallu, dans cet établissement, mettre "beaucoup de choses en place", tout en continuant "dans la vie et dans la joie", souligne le soignant. 

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"Les résidents en ont marre, mais pas forcément de ne pas pouvoir sortir. En revanche, quand on a du confiner, on a fermé la salle de restaurant. Donc ne plus voir, ne plus pouvoir discuter : ces moments conviviaux ont disparu pendant un temps et ça a été très dur", détaille-t-il. Finalement, "le plus douloureux" pour les résidents, témoigne Laurent Garcia, "ça a été de ne pas voir leurs potes, en fait". "De ne pas pouvoir déjeuner ensemble. Ils se voyaient dans les couloirs mais ce moment convivial à table n’existait plus et c’était difficile." 

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Des gestes barrières difficiles à faire appliquer

Difficile de faire appliquer les mesures barrières, dans ces établissements, explique Laurent Garcia. "La plupart des résidents ont des troubles cognitifs. Donc les gestes barrières, peu font attention, les masques, peu le portent, mais c’est pour ça qu’il a fallu les protéger."

Des résidents qui sont moins en demande des fêtes de fin d'année que leurs familles. "Noël, les résidents en parlent très peu mais les familles beaucoup. Pour la plupart des résidents, ce ne sont pas forcément des moments très joyeux car ce sont des moments familiaux. Mais dans certains Ehpad, les familles ne voient pas les résidents depuis août. Donc évidemment que les familles sont en demande." 

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Mais "je pense qu’il est sage que les résidents restent dans les établissements" pour les fêtes de Noël et du jour de l'An, juge Laurent Garcia. "On ne pourra pas empêcher un résident d’aller voir sa famille, légalement on n’a pas le droit, par contre il faut savoir qu’un résident susceptible d’aller fêter Noël en famille aura sept jours d’isolement à son retour. Sauf qu'une personne qui a des troubles ou qui déambule, comment voulez-vous l'isoler ?"

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Vaccination : convaincre les résidents

Enfin, pour ce qui est de la vaccination des résidents en Ehpad, prioritaires dans la stratégie de vaccination française, "ce n’est pas la grande majorité qui veut se faire vacciner", rapporte ce cadre de santé. "On va recevoir [les résidents] avec les médecins coordinateurs pour faire en sorte qu’ils acceptent ce vaccin parce qu’on n’a pas de solution autre et qu’il faut qu’on se sorte de cette situation là." Mais "il y a beaucoup de méfiance" y compris chez les soignants, "parce que les labos ne sont pas transparents", juge-t-il.

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