"40 % du budget européen devrait à notre avis être consacré à l'économie verte et la transition écologique" estime Gilles Boyer, 12e sur la liste LREM aux Européennes, invité de France Inter jeudi matin. La liste Renaissance dont il l’explique l'intention de "remettre l'écologie dans la priorité du budget européen".

"Les mille milliards d'euros d'investissements dans l'économie verte, c'est beaucoup d'argent, ça fait 200 milliards d'ici 2024 mais c'est d'abord pour remettre l'écologie dans la priorité du budget européen" estime Gilles Boyer, candidat LREM aux élections européennes, en 12e position, éligible, sur la liste Renaissance de Nathalie Loiseau, alors que le programme de cette liste a été présenté mercredi. "40 % du budget européen devrait à notre avis être consacré à l'économie verte et la transition écologique" explique-t-il, jugeant qu'il faut aussi "arrêter les subventions aux énergies fossiles", une "absurdité" face à l'enjeu climatique. 

Sur la question du glyphosate, Gilles Boyer estime qu'elle doit se régler au niveau européen. Il souligne l'engagement de la France, selon lui, très active sur le sujet. "Nous sommes tous d'accord sur l'objectif, le gouvernement français est aux premières loges, c'est lui qui a obtenu qu'on renouvelle l'autorisation du glyphosate pour une durée plus courte que celle qui était prévue, l'Union européenne voulait faire dix ans, nous avons obtenu cinq ans. Nous avons avons maintenant un objectif plus ambitieux qui est d'arriver à une interdiction d'ici deux ans et tout le monde est d'accord là-dessus" explique-t-il. 

Dès le début du quinquennat, "la préoccupation écologique était majeure"

Ancien conseiller politique d'Édouard Philippe à Matignon, Gilles Boyer assure qu'il peut "témoigner" que "la préoccupation écologique était majeure" dès le début du quinquennat. "Quand on est au gouvernement de la France, concilier le long et le court terme, le local et le global c'est difficile. Et au delà de l'idéal que l'on poursuit tous et que Nicolas Hulot nous a aidé à poursuivre, il y a un réalité : quand on ferme une centrale à charbon, derrière il y a des emplois, une famille" assure Gilles Boyer. 

"Nicolas Hulot avait fini par voir uniquement les choses que l'on ne faisait pas et en occultant ce que l'on faisait, parce qu'à ses yeux on ne faisait jamais assez."

Sur le départ de l'ancien ministre et la stratégie "verte" du gouvernement, Gilles Boyer poursuit : "Nicolas Hulot est passionné, d'une certaine manière a fleur de peau par rapport à ça. Et je crois que dans des fonctions ministérielles, il avait fini par voir uniquement les choses que l'on ne faisait pas et en occultant ce que l'on faisait, parce qu'à ses yeux on ne faisait jamais assez. C'était éminemment respectable."  

  • Légende du visuel principal: Gilles Boyer, 12e candidat sur la liste LREM aux Europeennes 2019 dans le studio de France Inter, le 9 mai 2019. © Radio France /
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