Israël Nisand, président du Collège national des gynécologues et obstétriciens français, est l'invité de Léa Salamé à 7h50.

Les violences obstétricales et gynécologiques sont de plus en plus dénoncées par les femmes. Le professeur Nisand nous éclaire sur ce sujet de société.

La contraception orale, le stérilet, m la contraception définitive, sont présentées, selon le Pr Nisand, comme "des choses qui tuent" : "Que reste-t-il aux femmes, l'IVG?". On a déremboursé les contraceptions les plus légères, si elles étaient dangereuses, il fallait les retirer du marché", poursuit-il.

C'est une économie faite sur le dos des femmes, [comme] dans le fonctionnement des maternités de France

"La meilleure contraception pour une femme, c'est celle qu'elle-même choisit".

On avait en France une propension à utiliser la contraception orale, qui comme tout médicament, a ses effets adversaires

"Quand vous utilisez, à des millions d'exemplaires, un médicament, vous voyez des complications qui étaient rares" explique le gynécologue.

Sur la polémique contre les violences obstétricales

"La gynécologie est une profession d'une énorme pénibilité", explique Israël Nisand. "Quand je sors de ma garde et que j'allume ma radio, j'ai l'impression de subir une punition collective". "C'est très bien que les femmes libèrent leurs paroles, on en profite pour améliorer les maternités qui roulent sur trois roues", poursuit-il en demandant aussi de tenir compte du contexte du métier :

Quand un obstétricien a fait cinq césariennes dans la nuit, et qu'il a brancardé lui-même des patientes, il ne faut pas lui demander d'être gentil au petit matin

Sur la lutte contre l'accès des moins de 10 ans à la pornographie sur internet

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