Claire Nouvian, militante écologiste et candidate sur la liste de rassemblement Place publique-PS-Nouvelle donne aux côtés de Raphaël Glucksmann, est l'invitée d'Alexandra Bensaid à 7h50.

Claire Nouvian, le 15 mars dernier lors de l'annonce de la liste de Place Publique
Claire Nouvian, le 15 mars dernier lors de l'annonce de la liste de Place Publique © AFP / STEPHANE DE SAKUTIN

Co-lisitère de Raphaël Glucksmann sur la liste de rassemblement Place Publique-PS-Nouvelle Donne, Claire Nouvian livre un regard bienveillant sur la prestation de celui-ci lors du débat organisé mardi soir face à quatre autres candidats : "Il a donné tout ce qu’il a en lui, la compétence, la hauteur de vue, l’intelligence… c’est vrai que le débat à 12, c’est un zoo, on a des carnassiers sur-entraînés. Là, avec le débat d’hier, il est dans son rythme, c’est parti [...] Raphaël c'est le meilleur, il est combatif. On a un vrai démocrate qui préfère écouter les autres plutôt que s'écouter parler". 

Ne redoute-t-elle pas l'éparpillement de la gauche au moment du scrutin ? "On n'est pas dans l'éparpillement, on a déjà trois forces politiques qui s'unissent", conteste-t-elle. "Et le rassemblement n'est pas terminé : le 22 avril, les bulletins seront imprimés pour partir au vote, d'ici là il peut se passer des choses : la numéro de de Génération.s nous a rejoint", cite-t-elle comme exemple, laissant sous-entendre que d'autres ralliements sont à attendre. "Je suis d'abord citoyenne et électrice, je n'ai pas envie de voir cet éparpillement", précise Claire Nouvian. 

Se refusant aux "petites phrases typiques du paysage politique", elle rappelle que la liste est paritaire entre Place Publique et le PS et cite plusieurs socialistes qui ont rejoint la liste comme Eric Andrieu, député européen sortant, ou Sylvie Guillaume. Elle salue aussi le travail de Boris Vallaud, député PS à l'origine du référendum d'initiative partagée sur la privatisation d'Aéroports de Paris. 

Sur le rapport avec Europe Ecologie-Les Verts, Claire Nouvian affirme qu'elle a décliné l'invitation de Yannick Jadot à rejoindre la liste cette année : "Je l'en remercie, mais moi je ne rentre pas en politique avec ce que ça demande comme sacrifices pour le moment, je ne le fais pas pour rentrer dans un petit groupe. Il faut aller dans une force majoritaire. Les Verts ne peuvent pas être le lieu de la reconquête de notre espace politique". 

Elle affirme enfin que selon elle, "Macron et les écologistes, il y a une incompatibilité essentielle, ça ne peut jamais marcher ensemble. Son mandat est catastrophique même en tant que ministre". 

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