Le professeur Bruno Lina, virologue, chercheur au centre international de recherche en Infectiologie de l'INSERM, professeur au CHU de Lyon, membre du Conseil scientifique, est l'invité de Léa Salamé.

Bruno Lina
Bruno Lina © AFP / JEFF PACHOUD

"On est dans une augmentation" de la présence du variant britannique, explique le professeur Bruno Lina. "Il est clair que c’est probablement quelque part entre une augmentation linéaire et une augmentation exponentielle, mais c’est de toute façon quelque chose qui était attendu. Ça s’explique assez simplement : ce virus britannique a une capacité de transmission augmentée d’environ 40 % par rapport au virus européen classique qui circulait jusqu’à présent. Donc il y a plus de cas secondaires à partir d’une personne infectée par ce virus que pour le virus européen."

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Le variant britannique "deviendra inexorablement majoritaire"

"Ce qui est important, c’est : comme on est dans une stratégie de freinage de la circulation du virus, est-ce que cette propagation est plus linéaire, moins importante que si on ne faisait rien ?", précise-t-il. "Et on se rend compte qu’il y a effectivement un certain freinage à l’introduction de ce virus, même si inexorablement il deviendra majoritaire. Il n’y a pas de date magique : ce sera probablement quelque part entre le 1er et le 15 mars."

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Toutes les régions ne sont pas égales face aux nouveaux variants : "On sait, par des études sur la France entière, que l’Île-de-France est la région dans laquelle la circulation de ce virus est la plus importante. Lorsque nous avons fait notre deuxième point national, fin janvier, on était déjà aux alentours de 20 à 21 %. Elle est aujourd’hui aux alentours à un peu plus de 30 à 35 %, mais c’est quelque chose qui était attendu. Par comparaison, en Normandie, ils sont aux alentours de 10 % seulement, il y a des disparités très importantes."

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Quant aux variants brésilien et sud-africain, "ils sont aussi présents en France, on les a détectés il y a une quinzaine de jours". Mais "ils ont des niveaux de pénétration beaucoup moins importants que le variant britannique : à la fin du mois de janvier, on était aux alentours de 1 % de virus sud-africain chez les personnes testées positives, environ 200 par jour en France. Ce chiffre n’augmente pas très vite, on serait sans doute à 2 oui 3 % maintenant. Comme le virus britannique est arrivé plus tôt, pour l’instant c'est lui qui gagne la course."

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"Même moins bonne, le vaccin garde une efficacité"

"On sait que les vagues de froid ont tendance plutôt à augmenter les risques de transmission, parce qu’on se retrouve plus souvent à l’intérieur", explique le professeur Lina. "Mais si on continue à assurer les gestes barrières, ça peut éviter une augmentation importante. On sait aussi que le froid, avec un peu d’humidité ou très sec, est parfois un facteur qui favorise la transmission des virus. C’est une période favorable à cette transmission, il faut rester extrêmement prudent."

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Les variants ont-ils un impact sur l'efficacité de la campagne de vaccination ? "Le virus sud-africain présente des mutations, et certaines d’entre elles entraînent une perte d’efficacité du vaccin, et surtout une perte de l’immunité qu’on pouvait avoir après avoir été infecté. Maintenant, donner une valeur de l’abaissement de la protection est très compliqué ! Ça dépend ce qu’on mesure. L’objectif de la vaccination est essentiellement d’éviter les formes graves et que les plus fragiles puissent être épargnés, car ce sont ces personnes qui font une charge massive dans les hôpitaux. L’AstraZeneca est réservé aux personnes plus jeunes et garde une efficacité vis-à-vis de ces formes graves : aucun des vaccins n’est un passeport qui permet de s’affranchir de toutes les règles de précaution, mais il faut se rappeler que ce vaccin garde une efficacité, certes moins bonnes, mais une efficacité."

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S'il ne se prononce pas sur l'opportunité ou non d'un reconfinement, il estime qu'il faut poser les éléments concrets sur la table. "Il y a un virus qui circule, on essaie de mettre tout en place pour contrôler cette circulation et éviter une augmentation du taux d’incidence, qui va impacter les services de soins. En parallèle, on est en train de faire une campagne de vaccination qui va nous permettre d’avoir une immunité collective qui augmente. Tout l’enjeu, c’est de voir si l’équilibre que l’on a actuellement peut être maintenu de façon à éviter le confinement. Pour moi, le confinement c’est la bombe nucléaire, une arme extrêmement efficace mais qui a des conséquences terribles. Il est nécessaire de garder ça en tête, en se disant que si on peut éviter de reconfiner ce serait bien de le faire, mais si on arrive à une situation vraiment inextricable, il faudra le faire."

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  • Bruno LinaVirologue et directeur du centre national de référence contre la grippe
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