Laurence Rossignol, ancienne ministre du Droit des femmes et sénatrice de l'Oise, est l'invitée de Léa Salamé à 7h50.

Dans une tribune du journal "Le Monde", un collectif de 100 femmes dénonce une certaine vision du féminisme, plaidant pour "la liberté d'importuner".  De son côté, ce matin, la féministe Caroline de Haas , accompagnée de 30 personnalités,  répond à cette tribune, rappelant que ses signatairesdans Le Monde "sont pour la plupart des récidivistes en matière de défense de pédocriminels ou d’apologie du viol". 

Dans ce contexte Laurence Rossignol explique qu'elle n'aurait pas signé la tribune dans Le Monde. Elle rappelle que Catherine Deneuve a signé dans le passé le manifeste des 343 salopes, pour la liberté de l'avortement et la contraception. 

Cette tribune est une gifle contre les femmes qui dénoncent la prédation sexuelle. Elle ne rend service qu’aux prédateurs ; et la majorité des hommes ne veulent plus leur être associés. 

Les signataires de cette tribune du Monde sont un classique regroupement d’anti-féministes. 

Dans la représentation sociale de la sexualité, et en particulier dans la tribune publiée dans Le Monde, Laurence Rossignol note qu' il n’y a pas de place pour le désir des femmes. On parle toujours, du consentement des femmes, c’est un situation passive.  Il faut laisser de la place au désir des femmes selon elle. 

Elles incarnent l’ordre moral traditionnel : celui de l’homme conquérant et de la femme soumise 

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Laurence Rossignol © Radio France / Anne Audigier
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