Jean-Claude Mailly est secrétaire général de Force ouvrière. Il est l'invité de Marc Fauvelle.

Jean-Claude Mailly avant sa rencontre avec le président de la République Emmanuel Macron - 23 mai 2017 à Paris
Jean-Claude Mailly avant sa rencontre avec le président de la République Emmanuel Macron - 23 mai 2017 à Paris © AFP / Michel Euler / Pool

L'Assemblée nationale commence l'examen de la loi d'habilitation à légiférer par ordonnances le Code du travail, autrement dit la possibilité de modifier la loi travail via des ordonnances plutôt que des lois. L'examen aura lieu jusqu'au 13 juillet.

Pour Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière, invité de France Inter ce lundi :

Tout n'est pas réglé !

Pour lui, le gouvernement fait des erreurs graves comme remettre le jour de carence pour les fonctionnaires.

La réforme du compte pénibilité

Annoncée samedi soir par le Premier ministre Edouard Philippe, cette réforme va bénéficier à 10 000 personnes dès l'année prochaine, a déclaré dimanche la ministre du Travail Muriel Pénicaud face aux critiques.

"Dès l'année prochaine les examens médicaux vont permettre à 10 000 personnes de partir à la retraite deux ans avant, tout en libérant les PME d'une contrainte administrative", a expliqué Muriel Pénicaud.

Depuis son entrée en vigueur le 1er janvier 2015, le compte personnel de prévention de la pénibilité n'a pas cessé d'être sous le feu des critiques des organisations patronales, qui le jugent trop contraignant, voire inapplicable. Dans un courrier adressé aux syndicats Edouard Philippe a indiqué que le gouvernement entendait revenir sur quatre critères de cette mesure : la manutention manuelle de charges, les postures pénibles, les vibrations mécaniques et les risques chimiques.

Cette réforme vise à accélérer la mise en oeuvre de la mesure tout en la simplifiant pour les entreprises en transférant aux médecins le rôle de mesurer les effets de la pénibilité, selon la ministre du Travail.

La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a salué dimanche ce nouveau dispositif , qui "libère" les PME d'une "usine à gaz",reprenant une expression du Medef, au grand dam de la CFDT et de la CGT, très critiques.

Selon Jean-Claude Mailly secrétaire général de Force ouvrière :

Les problèmes de prévention ne sont pas assez soulignés

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