Jean-François Copé, maire de Meaux, ancien président de l'UMP, est l'invité de Léa Salamé à 7h50

Interrogé sur l'intervention de la Turquie contre les milices kurdes dans le nord-est de la Syrie, Jean-François Copé y voit "une trahison". "Nous avons tout été heureux de trouver les alliés kurdes pour lutter contre les violences en Syrie et surtout contre les mouvements islamistes". Il déplore que les États-Unis aient donné "un feu vert aux Turcs qui n'attendaient que ça".

"Il faut que le président Macron continue de faire porter la voix de la France très fortement", poursuit Jean-François Copé. "Cette trahison est une faute politique, une faute diplomatique, une faute morale".

"Discours remarquable"

Le maire de Meaux applaudit le discours prononcé cette semaine par Emmanuel Macron, dans lequel le chef de l'État appelait à une "société de vigilance" mobilisée contre "l'hydre islamiste". "J’ai trouvé que le discours du président de la République était remarquable. Le problème c’est que derrière on a un gouvernement un peu hésitant, une majorité un peu divisée... "

"Il n’est écrit nulle part que la démocratie devait être faible. Il faut se battre contre les dangers qui minent la sérénité des Français", martèle l'élu LR, appelant à s'appuyer sur les maires, "premiers relais sur le terrain de la République".

Sur l'état du parti Les Républicains, Jean-François Copé ne mâche pas ses mots. "Après le désastre de la présidentielle et les deux années d'errance lamentable qui ont atterri à 8% des voix aux européennes, il y a tout à refaire, de fond en comble. Christian Jacob, s’il est élu comme je le souhaite, va entrer dans une maison qui est complètement cassée de l’intérieur".

  • Légende du visuel principal: Jean-François Copé © Radio France /
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