François de Rugy est l'invité d'Alexandra Bensaid à 7h50.

François de Rugy, ministre de la transition écologique et solidaire, estime que la révolte des "gilets jaunes" est liée à l'augmentation du prix du pétrole.

La taxe carbone n'est pas selon lui, la seule manière d'être efficace en matière de transition énergétique. Pour lui, la taxation du travail ne peut cependant pas suffire. On peut pour le ministre réfléchir à une augmentation de cette taxe mais ce n'est pas le seul sujet de sortie du grand débat. "Je veux qu'on utilise tous les leviers" pour cette transition. 

Le sujet écologique, "aujourd'hui il y a plus d'écologie" assure le ministre. Il y a eu la pétition pour le climat par exemple. C'est une course de fond qui s’engage. Les Français ne veulent pas opposer écologie et pouvoir d'achat. 

La privatisation d'ADP, aéroports de Paris, il juge que c'est la grande confusion, "je croyais que les gens de droite étaient pour la privatisation".  "Cela va générer 10 milliards d'euros pour l'investissement public". "L’article 11 de la Constitution n'a jamais été utilisé", explique-t-il.  

Concernant le projet de référendum d'initiative partagée sur la privatisation d'ADP, François de Rugy juge qu'il s'agit d'une "procédure est complètement verrouillée" qui "ne débouchera jamais sur un référendum". Le ministre de la transition écologique se dit par ailleurs "favorable sur le fond à ce que l'on permette au citoyen d'intervenir beaucoup plus dans le processus politique, législatif, démocratie participative. Bien sûr qu'il faut qu'on utilise d'avantage le référendum" dit-il. 

Sur les retraites, "Je donne la priorité à la réforme Delevoye", priorité à un système égalitaire. 

  • Légende du visuel principal: François de Rugy © AFP
Les invités
  • François de RugyMinistre d’Etat, Ministre de la Transition Écologique et Solidaire
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