Grand voyageur, marin, aviateur, défenseur de la cause kurde, Patrice Franceschi ne cesse depuis des décennies de parcourir la planète et de raconter, dans ses livres, pérégrinations et rencontres. Au monde qu'il trouve chaotique, il oppose une éthique de l'aventure. Il est l'invité de Pierre Weill à 7h50.

L'écrivain-aventurier Patrice Franceschi, en 2017
L'écrivain-aventurier Patrice Franceschi, en 2017 © AFP / Eric Feferberg

Les derniers livres de Patrice Franceschi, l'essai Ethique du samouraï moderne et le recueil de nouvelles Le chemin de la mer, sont publiés chez Grasset.

Dans son livre l'Éthique du samouraï moderne, Patrice Franceschi revient sur la place de l'homme dans le monde moderne, "samouraï moderne pour moi c’est l’image la plus réaliste de ce qu’est l’homme libre pour demain. L'éthique c’est le gouvernement de soi, samouraï et moderne doivent aller de pair."

Notre époque se caractérise par le désarroi qui "provient à mon avis d’un retour de l’irrationnel et d’une perte de la raison, notre monde devient à moitié fou dans tout"

Et pour combattre cela il ne faut plus être à la "poursuite des biens matériels et des petites libertés individuelles" et il faut "retrouver une forme de bonheur hors du consumérisme actuel entre l’adéquation constante entre ce que l’on pense et qu’on fait." Et pour Patrice Franceschi, "l’exercice de notre liberté ne peut être tourné que vers soi [...] il faut sortir de la vie meilleur qu’on y est entré."

Daesh est toujours aussi menaçant, là-bas comme ici

Patrice Franceschi revient tout juste du Kurdistan Syrien. "Je participe au mouvement Kurde de Syrie depuis le début de la guerre. Je sais que la victoire territoire de Daesh ne règle absolument pas le problème sur le temps long. Pour nous en Occident on a l’impression que puisque territorialement une armée a été vaincue, là en l'occurrence Daesh, les choses sont terminées mais ça ne fonctionne pas du tout comme ça."

Il se dit inquiet pour la communauté Kurde en Turquie, "quand on voit ce que font les Turcs, alliés de daesh pendant toute la guerre, il faut le dire, c’est comme ça, on ne peut être qu’inquiet pour les Kurdes, nos amis, nos alliés là-bas et tout ce qu’il représente comme projet de société : la démocratie, l’égalité homme-femme, la laïcité etc…

Pour lui il faut s'attendre à un retour du groupe dans les prochaines années "Daesh est toujours aussi menaçant, là-bas comme ici. Si nous abandonnons le rempart turc qui a été mis en place en quelque années, on retrouvera Daesh là-bas et le terrorisme ensuite en France parce que tout est lié."

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