L'académicien Marc Lambron publie, à soixante ans, le journal de ses "Quarante ans" tenu en 1997 où il y raconte son Paris de la fin du XXème siècle. Il est l'invité de Léa Salamé.

Marc Lambron dans la bibliothèque de l'Académie Française - 1er décembre 2016
Marc Lambron dans la bibliothèque de l'Académie Française - 1er décembre 2016 © AFP / Éric Feferberg

Marc Lambron sort chez Grasset un ouvrage, journal de ses 40 ans alors qu'il en a aujourd'hui vingt de plus : "Avec 20 ans de plus, il y a une sagesse dont j'espère qu'elle n'est pas une abdication", explique-t-il.

Par ailleurs, ce journal est aussi l'occasion de dresser le portrait d'une France d'il y a 20 ans, celle de 1997 que l'on croirait aussi éloignée qu'il y a un siècle.

Si Marc Lambron concède que l'élite intellectuelle de cette époque était figée, avec les mêmes intervenants sur les plateaux télé, il y trouve aussi les racines d'un phénomène qui a perduré :

Il y a 20 ans est né le poujadisme cultivé : des gens pas nuls en éducation, mais qui veulent la tête des élites, sans se poser la question des voies d'accès

"Nous avons été d'excellents mimes, poursuit Marc Lambron. Nous avons hérité de structures politiques forgées pendant les Trente Glorieuses mais je ne suis pas sûr que la main ait été reprise. C'est pour ça que je trouve Macron intéressant. Je n'ai pas connu beaucoup d'inspecteurs des finances venus de ce moule, de matrice de fonction publique, qui se comporte de façon pirate, avec beaucoup de courage en essayant de faire bouger les lignes".

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