L'eurodéputé et vice-président Les Républicains de la région Auvergne-Rhône-Alpes est l'invité de Léa Salamé. Il dénonce notamment le manque de débats pendant la campagne.

Brice Hortefeux, eurodéputé et vice-président Les Républicains de la région Auvergne-Rhône-Alpes
Brice Hortefeux, eurodéputé et vice-président Les Républicains de la région Auvergne-Rhône-Alpes © AFP / Christophe Estassy / Citizenside

Après le profond renouvellement qui pourrait avoir lieu la semaine prochaine à l'Assemblée nationale, au terme du second tour des législatives, Brice Hortefeux a-t-il l'impression d'appartenir à un "monde ancien" ? L'ancien ministre réfute cette idée : "Dans les slogans du président de la République il y a l'avant et l'après, moi je connais avant Jésus-Christ et après Jésus Christ" ironise-t-il, moquant l'attitude christique d'Emmanuel Macron quand il était candidat à la présidentielle.

"Pas de débats"

Selon Brice Hortefeux, " on ne peut pas balayer d'un revers de main et oublier l'abstention massive. Pour Macron, ça fait un électeur sur sept simplement qui lui apporte son suffrage", affirme-t-il. Mais comment explique-t-il cette abstention ? "Trop de vote tue le vote, nous en sommes au septième scrutin en un an", dit-il.

Il déplore également le manque de débats d'idée pendant la campagne : "Il n'y a pas eu de présentation de programme, de confrontation des projets, tout simplement, de débats". Brice Hortefeux raconte ces réunions publiques lors desquelles il "voyait dans le regard de ceux qui étaient en face de [lui] dans les salles qu'ils ne voyaient pas les différences, en matière fiscale, sociale, en matière de politique familiale".

"Répondre à une main tendue, encore faut-il quelque chose dans la main"

Cela ne viendrait-il pas du fait que des personnalités de Les Républicains ont répondu à la main tendue d'Emmanuel Macron ? En tout cas, Brice Hortefeux dénonce ces ralliements : "Je veux bien qu'on réponde à une main tendue, encore faut-il qu'il y ait quelque chose dans la main".

Même s'il assure que cela ne fait pas office de consolation, il constate que "nous étions troisièmes après les présidentielles, nous sommes deuxièmes après les législatives", tout en affirmant que "cela ne veut pas dire que ce soit suffisant". En revanche il tient à ce que la question du renouvellement des candidats soit "partagée" : "60% de nos candidats étaient de nouveaux candidats", assure-t-il.

"Il faut reconstruire une droite forte, populaire et sociale"

Le problème du parti est-il alors un problème de leadership ? "Moi qui suis un fidèle de Nicolas Sarkozy, je rappelle que le dernier à avoir réussi à convaincre sur nos idées, c'est Nicolas Sarkozy", dit-il, en affirmant qu'il "va nous falloir construire et reconstruire une droite qui soit forte, populaire, attentive aux questions de sécurité et d'immigration, et sociale, c'est-à-dire qui soit attentive notamment au pouvoir d'achat".

Enfin, Brice Hortefeux pense-t-il qu'il faudra voter la confiance au gouvernement d'Edouard Philippe ? "Mais la confiance sur quoi ?" demande-t-il. "On ne sait pas ce qui va être proposé : je suis sûr que les Républicains ne la voteront pas les yeux fermés".

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