Robert Pirès, ex footballeur, champion du monde 1998, est l'invité de Léa Salamé, à trois jours du coup d'envoi du Mondial de football en Russie.

Ce mardi soir, Robert Pirès jouera aux côtés de ses anciens coéquipiers de la Coupe du monde 1998 pour un match de gala. Musclera-t-il son jeu, comme le lui demandait à l'époque Aimé Jacquet dans des images devenues cultes ? "Apparemment j'étais trop gentil : quand Aimé a fait son speech devant tout le monde, je ne m'y attendais pas du tout", se souvient-il vingt ans après. "On m'en reparle souvent, mais je réponds généralement que je n'ai pas musclé mon jeu, je n'ai rien changé. Les gens restent nostalgiques de cette image."

Quel meilleur souvenir l'ancien footballeur, devenu consultant à la télévision, garde-t-il de la compétition ? "Tout simplement c'est quand Didier Deschamps soulève la coupe du monde. Quand on est jeune, on suit le football, il y a des joueurs, comme Maradona, qui font rêver. Je ne m'imaginais jamais être à sa place un jour", raconte-t-il, se rappelant avoir voulu devenir joueur professionnel depuis tout petit. "Mais pour moi jouer en équipe de France c'était inimaginable, c'était une élite."

A l'époque pourtant, la presse n'est pas tendre avec l'équipe, et surtout pas avec son sélectionneur Aimé Jacquet, qui reste la cible d'attaques jusqu'aux phases finales de la compétition. "Celui qui a souffert, c'est Aymé Jacquet, il n'a pas eu de cadeau. Le soir de la victoire, il n'était pas heureux, il n'avait pas pu préparer au mieux la compétition. On s'est un peu retranchés à Clairefontaine, il ne voulait pas qu'il y ait de journaux." Aujourd'hui, selon l'ancien footballeur, la situation serait différente, du fait des réseaux sociaux : "Aujourd'hui les joueurs, s'ils pouvaient jouer avec leur téléphone à la main, ils le feraient", confie-t-il. 

A trois jours du début de la compétition, quel pronostic selon le champion du monde ? "Pour moi, on fait partie des favoris", assure-t-il, malgré la défaite face aux Etats-Unis ce week-end. "On a de grandes chances de gagner, même si ce sera très compliqué : sur le papier, tous nos joueurs font partie des équipes européennes", affirme-t-il, assurant penser que le prochain sélectionneur de l'équipe de France sera un certain Zinedine Zidane. 

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Robert Pirès © Radio France / capture d'écran
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