Jean-Louis Trintignant est l'invité de la matinale de France Inter. Le comédien est de retour sur scène pour ses 88 ans. "Trintignant Mille Piazzola", est un spectacle qui mêle poésie et musique jusqu'au 22 décembre au théâtre de la porte Saint Martin à Paris.

Jean-Louis Trintignant
Jean-Louis Trintignant © AFP / Laurent EMMANUEL

Le comédien explique : « Je suis très heureux sur scène quand ça marche. J’en profite bien quand le public est attentif et réceptif. "

Prévert Desnos et Apollinaire le touchent beaucoup, "c’est ma famille je les aime beaucoup. Mais il y en a d’autres aussi. Il y a un poète canadien qui s’appelle Gaston Miron", C’est le dernier poème celui dédié à sa fille Marie. 

Il y a 15 ans que ma fille et morte et c’est vrai que c’est la chose la plus importante de ma vie. Je suis mort il y a 15 ans. La mort est partout dans le spectacle. Il faut en parler, il ne faut pas en faire quelque chose de secret de mystérieux. Moi j’espère qu’on dormira mais je n’en suis pas sûr. J’ai peur de la mort.

La sensualité

Prévert : « La petite seconde d’éternité où tu m’as embrassée… » :

La politique

"Entre les gens qui  nous gouvernement et les gens qui souffrent, il y a un fossé. Macron je pense que c’est un homme honnête mais il n’a jamais eu faim. Il n’est pas assez proche du peuple. "

Je reste de gauche bien sûr. Les progrès sont des progrès de gauche. Les progrès de droite sont stupides. 

«Quand on a dans la vie une fois ouvert les yeux, on ne peut plus dormir tranquille», poème de Pierre Reverdy. 

Apollinaire n’était sans doute pas très sympathique, c’était une pute. Mais Prévert, c’était sans doute un type merveilleux. Je l’ai connu un petit peu. 

A la  fin du spectacle, il y a eu une standing ovation. «Je suis aveugle donc je ne me suis pas rendu compte que les gens étaient debout. Mais j’ai senti la ferveur et j’étais très ému.» 

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