Le gouverneur de la banque de France estime que sans l'euro la dette coûterait 30 milliards de plus par an. Il est l'invité d'Alexandra Bensaid.

Francois Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France en conférence de presse à Paris, le 30 septembre 2016.
Francois Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France en conférence de presse à Paris, le 30 septembre 2016. © AFP / Jacques Demarthon

Invité ce lundi d'Alexandra Bensaid, le gouverneur de la banque de France estime que sans l'euro, la dette coûterait 30 milliards de plus par an. François Villeroy de Galhau explique ainsi que la monnaie unique européenne a rempli ses promesses, assurant confiance car "elle conserve sa valeur".

Cette stabilité, c'est aussi pour François Villeroy l'assurance d'une inflation modérée, notamment parce que les grandes banques centrales interdisent l'émission déraisonnée de monnaie.

Et c'est parce que l'euro est stable que la Banque centrale européenne (BCE) peut proposer des taux d'intérêt plus modérés. D'après François Villeroy, ils ont ainsi baissé de 1,5% depuis l'entrée en vigueur de la monnaie unique européenne. Une stabilité et des taux d'intérêts plus faibles qui seraient remis en cause par une sortie de la zone euro pour la France. Le gouverneur de la Banque de France, qui rappelle que ce n'est pas "le souhait des Français".

"Il nous faut davantage de croissance et d'emploi"

Mais comment expliquer alors la défiance des Français pour l'Europe ? Pour François Villeroy de Galhau, l'euro n'est pas en cause, puisque d'autres pays européens s'en sortent mieux que nous. Certes, l'économie française "résiste", avec une prévision de 1,3 point de croissance en 2017, mais cette croissance demeure insuffisante :

► REVOIR | L'interview de François Villeroy de Galhau par Alexandra Bensaid

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