François Ozon, réalisateur, scénariste, est l'invité de Léa Salamé à 7h50 pour son film "Grâce à Dieu", qui évoque l'affaire Preynat et les scandales d'abus sexuels au sein de l'Église catholique.

François Ozon explique la genèse de son dernier film, Grâce à Dieu, qui évoque la pédophilie au sein de l'Église catholique : "Mon but au départ était de faire un film sur des hommes, j'ai fait beaucoup de films sur des personnages de femmes fortes, là j'avais envie de faire un film sur la masculinité, la fragilité masculine."

Il est ainsi tombé sur le combat d'une des victimes du Père Preynat, et sur ce scandale qui secoue l'Église Catholique, pour réaliser ce film "fiction basée sur des faits réels" pour laquelle il a gardé les noms de vrais protagonistes, tout en protégeant les victimes.

Le titre, notamment, fait référence à "une phrase malheureuse du cardinal Barbarin : à Lourdes, lors d'un conférence de presse, quand il a dit, 'Grâce à Dieu, les faits sont prescrits', une phrase vécue comme un coup de couteau par les victimes, et des paroles symptomatiques du problème de l'Église qui n'a pas pris conscience de la gravité des faits."

Le vrai sujet du film, ce sont les répercussions de la libération de la parole.

Les victimes sont conscientes aujourd'hui de ce qu'est la pédophilie et en parlent à leurs enfants.

"Toutes les phrases viennent de verbatims, mais il y a des choses pires qu'ils m'ont confiées et que je n'ai pas montrées, pour les protéger", explique le réalisateur.

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François Ozon © AFP / Odd Andersen
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