Dans "L'effet maternel", Virginie Linhart évoque sa relation avec sa mère et son enfance dans la France post Mai-68. "La période des années 1970 a été beaucoup commentée par les acteurs de l'époque mais peu par leurs enfants", explique-t-elle. L'autrice est l'invitée de Léa Salamé à 7h50.

"À travers mon travail, j'essaie de documenter la période des années 1970, qui a été beaucoup commentée par les acteurs de l'époque et très peu par leurs enfants", explique Virginie Linhart, qui publie L'effet maternel, aux éditions Flammarion. Elle y raconte son enfance et sa relation avec une mère qui saisit en mai 1968 l'occasion de s'émanciper à tous les points de vue.

L'écrivaine explique appartenir à une génération "coincée entre le 'il est interdit d'interdire' et l'attentat du 11 septembre 2001. On grandit dans un film d'Agnès Varda et progressivement, il y a un revers de médaille, la société devient de plus en plus hygiéniste, de plus en plus dure. Je n'étais pas préparée à devenir une adulte du XXIe siècle"

Loin d'elle toutefois l'idée de faire le procès de la génération Mai 68. "Elle a fait ce qu'elle a pu. Il faut rappeler ce qu'était la France avant 1968. Les femmes demandaient l'autorisation à leur mari pour pouvoir ouvrir un compte bancaire, on n'avait pas de contraception, l'avortement... 1968 est une période extraordinaire de libération."

  • Légende du visuel principal: Virginie Linhart © Pascal Ito © Flammarion
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