Lilian Thuram, champion du monde de football en 1998 et président de la fondation Thuram, est l'invité de 7h50 d'Amélie Perrier.

Lilian Thuram
Lilian Thuram © Radio France

Champion du monde et citoyen engagé, Lilian Thuram cultive l'héritage, depuis 1998, d'une "France black-blanc-beur". Un slogan, alors, qui, selon lui, "a permis de légitimer des questions, notamment sur ce que signifie être français".

Et même si nombre de questions qu'il pose restent sans réponse, notamment autour de l’injustice – pourquoi certaines personnes sont moins bien considérées dans la société française ? – Lilian Thuram décèle de bons signes dans la société.

Hier, le mot race a été supprimé de la Constitution.

"Très souvent, nous n’avons pas conscience que nous vivons dans une histoire qui s’est construite autour de hiérarchies : sexe, origine…" Mais les personnalités ont un rôle à jouer. "Chacun de nous a une responsabilité politique, surtout quand on porte le maillot de l’équipe de France. Pas mal d’athlètes ont questionné la société pour la faire avancer."

J'ai toujours eu conscience de la portée que pouvait avoir la voix d'un sportif de haut niveau.

Mais, précise Thuram, "vous pouvez emmener ceux qui vous écoutent dans une bonne direction ou dans une mauvaise." Concernant les jeunes joueurs, "se positionner, ça peut être pris comme un danger. Il faut pas trop parler, ça peut être dangereux". Certains ont néanmoins "une vraie volonté, parfois, de le faire". Ils se sont exprimés sur la situation humaine des migrants en Libye, par exemple. 

Sur la finale de la Coupe du monde, dimanche prochain à Moscou, Lilian Thuram dit sa confiance dans les Bleus : "Ce qui marche, c’est lorsque vous avez une équipe qui est en mission. J’ai l’impression que c’est le cas."

J’aimerais que l’on accroche une deuxième étoile à notre maillot. 

Ce n'était pas prévu au départ, mais le champion du monde 1998 sera à Moscou dimanche : "France-Croatie, ça me parle, ça me fait rêver."

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