Gaspard Gantzer, ancien collaborateur de Bertrand Delanoë et ex-conseiller en communication de François Hollande, est l'invité de Léa Salamé à 7h50.

Gaspard Gantzer, a ajouté mardi soir son nom à la liste des prétendants à la mairie de Paris en 2020. Depuis plusieurs mois, cet énarque, ancien conseiller presse de l'ancien maire PS de la capitale Bertrand Delanoë (2001-2014) n'a eu de cesse d'avancer ses pions à coup de tribunes dans la presse. En 2017, il avait brièvement envisagé d'être candidat sous l'étiquette En Marche aux législatives à Rennes, avant de renoncer. 

Gaspard Gantzer : "Je suis candidat à la mairie de Paris parce que je pense qu'il faut améliorer la vie quotidienne des Parisiens. La ville est dégueulasse, elle est de moins en moins sûre, les transports ne fonctionnent pas, les logements sont chers. Il y a beaucoup à faire pour cette ville".

L'ancien conseiller en communication de François Hollande assure qu'il ne "recherche pas la lumière, je cherche à être utile" et que "les élections ne sont pas jouées d'avance. Il peut y avoir des surprises si on arrive à avoir des bonnes idées".

Détruire le périphérique parisien

Gaspard Gantzer est "pour détruire le périphérique parce que c'est un axe pollué et inefficace qui coupe Paris en deux", ce qui ferait "gagner beaucoup d'argent parce qu'on récupère en réalité l'équivalent d'un arrondissement de Paris en surface pour construire des logements, des espaces verts mais aussi des bureaux, donc c'est une opération qui est plus que bénéficiaire".                      

Selon lui, cette proposition n'occasionnerait pas de dépenses car "ce sont les personnes qui construisent les logements qui financent les travaux, parce qu'en réalité le foncier est très rare à Paris, donc quand vous en avez en plus et quand vous pouvez le mettre à disposition, vous gagnez beaucoup d'argent".

Le candidat aux élections municipales à Paris dit souhaiter "qu'il y ait de la place pour les familles, que la ville arrête de perdre 12 000 habitants par an, comme c'est le cas depuis cinq ans et qu'on trouve enfin des solutions pour les gens", et assure vouloir sortir du clivage droite-gauche : "Je viens de la gauche, mais aujourd'hui quand je réfléchis à la sécurité des Parisiens, à la propreté de cette ville, je ne réfléchis plus à partir de la droite ou de la gauche, je pense que ça n'a aucun sens."

Macron et le grand débat national : "On n'en voit plus la fin"

Les interventions d'Emmanuel Macron lors de ses rencontres avec des élus et des citoyens dans le cadre du "grand débat national" seront décomptées du temps de parole accordé à l'exécutif, a confirmé le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA). Gaspard Gantzer estime que le grand débat national était utile, qu'Emmanuel Macron s'est sorti d'affaire et "a su rebondir avec talent". mais il note au sujet du grand débat qu' "on n’en voit plus la fin ; on aimerait savoir si le président fait un grand débat ou un campagne pour les européennes"

Il a eu le talent de rebondir mais ce qu’il faut c’est des actes et des décisions

François Hollande, le PS et la gauche en général : "le self-restraint c'est pas mal"

Interrogé en tant qu'ancien conseiller de François Hollande à l'Elysée, Gaspard Gantzer estime que François Hollande a parfois regretté de s'être exprimé sur les gilets jaunes, et qu'il faut observer un certain "self-restraint", selon l'expression anglo-saxonne. 

Refusant aujourd'hui de se dire de gauche ou de droite, il critique l'auto critique publique à laquelle se livre désormais le Parti socialiste. 

Ça a un coté réunion d'Alcooliques anonymes.

  • Légende du visuel principal: Gaspard Gantzer © AFP
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  • Gaspard GantzerAncien responsable de la communication de François Hollande
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