Audrey Azoulay, ancienne ministre de la Culture et directrice générale de l'UNESCO, est l'invitée de Léa Salamé à 7h50.

Audrey Azoulay a été élue, vendredi 10 novembre, directrice générale de l'Organisation des Nations-Unies pour l'éducation, la science et la culture. Elle sera investie ce lundi après-midi au siège de l'organisation à Paris, et fera son discours en "français, d'abord puis en anglais et en espagnol".

La mission de l'Unesco est très claire, pour l'ancienne ministre de la Culture française : elle agit sur l'éducation, la culture, les sciences, la liberté d'expression et de communication, et c'est comment donner [aux enfants] un avenir".

Et à ses détracteurs qui estiment que l'UNESCO n'est plus qu'un organisme destiné à donner un label 'patrimoine mondial' à des vieilles pierre : c'est une "vision réductrice", explique Audrey Azoulay, plutôt "française et européenne".

Ce n'est pas toujours facile d'expliquer ce qu'est l'UNESCO (...) qui agit pour une certaine éducation, avec des valeurs

Les États-Unis mauvais payeur à l'Unesco

Ce n'est pas dans l'intérêt des États-Unis de quitter l'Unesco, affirme Audrey Azoulay, pour qui le pays n'est quand même pas "l'Alpha et l'oméga" de l'organisation mondiale. Tout de même, le problème existait avant l'arrivée de Donald Trump puisque son pays ne payait plus sa contribution depuis six ans, mettant l'Unesco dans une situation délicate : 

On se trompe quand on parle d'abord des financements, l'UNESCO c'est d'abord c'est sa mission

Sur le harcèlement

L'ex-ministre de la Culture, qui confie n'avoir jamais subi de harcèlement mais des actes de sexisme, considère que : "Dans tous les lieux de pouvoir, il y a ce genre de phénomène (...) On a des siècles de domination masculine intégrée dans nos rapports sociaux, ça va être un travail très long, on en voit qu'une infime partie".

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