Andréa Bescond, réalisatrice et comédienne, est l'invitée de Léa Salamé à 7h50. Elle raconte l'histoire de son film "Les Chatouilles", sur les violences sexuelles sur mineurs, son histoire.

C'est un film adapté d'une pièce à succès, et dont le titre est tout sauf innocent. "Nous, on a co-réalisé le film avec Eric Métayer, sous l'angle de la reconstruction après un traumatisme", raconte André Bescond. "Se poser la question de comment on peut survivre et vivre après ça. Souvent, les auteurs de violences utilisent un mot plutôt sympa, gentil pour définir l'indicible."

Une histoire tout sauf imaginaire, puisque c'est l'histoire de la comédienne elle-même. André Bescond a-t-elle, depuis, pardonné ? "On est obligé de pardonner ! Mon intime conviction c'est que l'apaisement vient de ça. Le spectacle s'appelait 'Les Chatouilles ou la Danse de la Colère', je l'ai écrit il y a quatre ans. Et aujourd'hui, le film s'appelle 'Les Chatouilles'. Pour interpréter Odette, j'ai dû composer plein de choses, des choses que je ne vis plus. Cette colère-là ne m'appartient plus."

Un film qui porte aussi plusieurs messages, sur "l'incompréhension, cette forme de déni" : "Je ne pense pas que les parents ne veulent pas voir, en tout cas ce n'est pas ce qu'on a voulu dire. On voulait dire qu'on passait souvent en tant que parents à côté des signaux, que nous révèlent les enfants par leurs comportements. C'est très aléatoire, ça peut être une agitation, des cauchemars, un enfant qui se renferme sur lui-même... Faut se poser la question, faut pas être parano non plus, mais il faut entendre et écouter, parce qu'on a tendance à devancer la réponse des enfants."

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Andréa Bescond © AFP / Loic Venance
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