Peut-on s'extirper de la spirale du harcèlement en ligne et de la cyber-haine, lorsqu'on y est entraîné ? Avec son deuxième roman, "Les Yeux rouges", qui paraît en cette rentrée littéraire, Myriam Leroy signe une fiction implacable, inspirée par son expérience personnelle. Elle est l'invitée de Pierre Weill à 7h50.

Elle explique vouloir s'adresser d'abord à tous ceux qui, avec "une indifférence goguenarde", ont été les spectateurs de "comportements de prédation" sur internet. Dans son roman, Les Yeux Rouges, Myriam Leroy décrit l'engrenage qui mène au harcèlement. Celui-ci n'est à ses yeux "que l'un des visages de la misogynie".

La plupart du temps, on demande aux femmes harcelées ce qu'elles ont fait. On dit aussi aux femmes connues que c'est le revers de la médaille de la notoriété. Sauf que cette médaille, nos homologues masculins ne la portent pas comme ça. 

La romancière compare le harcèlement à "un nuage noir qui nous suit" en permanence, même quand internet est éteint. "Il peut amener la victime, la cible, à la folie", affirme-t-elle, en déplorant que, trop longtemps, le phénomène n'ait pas été pris au sérieux.

Les Yeux Rouges de Myriam Leroy est publié aux éditions du Seuil.

Aller plus loin

LIRE - Victimes de la Ligue du LOL : des témoignages qui "tordent le bide" 

ECOUTER - Laetitia Avia : "Ce qui n'est pas accepté dans l'espace public ne doit pas être accepté non plus sur Internet" 

  • Légende du visuel principal: La romancière belge Myriam Leroy, à Bruxelles, en décembre 2018 © AFP / Hatim Kaghat / Belga Mag
Les invités
L'équipe
Contact
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.