Le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, est l'invité de Léa Salamé à 7h50. Il a annoncé qu'il veut proposer que "les salariés qui enchaînent plusieurs contrats courts, chez le même employeur et le même mois, se voient proposer une prime de précarité payée par l'employeur".

Le président du Medef Geoffroy Roux de Bézieux annonce, ce jeudi, sur France Inter, que son organisation va proposer, dans le cadre des négociations autour de l'assurance chômage, l'instauration d'une prime dite "de précarité". Il voit cette proposition comme alternative au bonus-malus sur les cotisations chômage des employeurs voulu par Emmanuel Macron en fonction de leur recours aux contrats courts. Le Medef avait suspendu, le 28 janvier, sa participation aux négociations, face à cette volonté. 

"Ce que l'on propose, c'est que les salariés qui enchaînent plusieurs contrats courts avec le même employeur et dans le même mois se voient payer à partir d'un certain nombre de contrats courts une prime, dite "de précarité' qui serait payée par l'employeur, et qui serait en quelque sorte la récompense financière de cette précarité ou de cette flexibilité", explique-t-il.

Pour Geoffroy Roux de Bézieux, il s'agit d'une "manière de reconnaître que ces contrats ont besoin d'exister mais que, aussi, l'on doit compenser le statut de ces salariés."  

Évoquant la prime exceptionnelle réclamée aux entreprises par Emmanuel Macron pour répondre aux "gilets jaunes", Geoffroy Roux de Bézieux estime qu'elle sera versée par environ "une entreprise sur deux", dans "la plupart des grandes entreprises", "un peu mois dans les PME parce que la rentabilité est moins forte".

Selon le président du Medef, la révolte des "gilets jaunes" est une révolte fiscale. "Les gens en ont ras le bol de payer des impôts, les entreprises aussi. Il faut baisser les impôts (...) et arrêtons d'en inventer tous les trois jours". 

Le Brexit : les entreprises ne sont pas toutes prêtes

"J'ai été à Londres, malheureusement, quelques grandes entreprises sont prête mais la majorité ne le sont pas. C'est très compliqué d'être prêts : on a pendant trente ans fait des règlements avec les Anglais et c'est secteur par secteur, entreprise par entreprise qu'il faut être prêt donc on ne le sera pas si le 30 mars c'est un Brexit dur."

► Pour en savoir plus : Projet d’accord national interprofessionnel relatif à la réforme de l'assurance chômage et à la situation des personnes en contrats courts récurrents 

  • Légende du visuel principal: Geoffroy Roux de Bezieux © AFP / ERIC PIERMONT / AFP
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