Raphaël Enthoven, professeur de philosophie et animateur, est l'invité de Léa Salamé à 7h50.

Les plaintifs

"Le plaintif, c'est celui qui interprète comme une offense, une simple critique. Son but est de se déguiser en victime. Si vous me faites une critique, je dirai "Vous êtes méchante". Je fuis les arguments de cette façon-là, en posant un genou à terre, je mets mon cerveau en veille. On transforme ainsi l'interlocuteur en ennemi et on échappe au dialogue."

Les réseaux sociaux

"C'est une censure qui n'est pas verticale. Twitter est un espace de liberté qui culmine par l'écrasement de l'un par l'autre. C'est un espace de censure : la tyrannie de la majorité, en horde ou en meute ; ils couvrent la parole de l’autre."

"Je passe du temps dessus mais c'est inutile. Je passe du temps sur Twitter pour combattre, pour la possibilité d’avoir une opinion. Je n’ai pas peur du combat de rue mais je n’aime pas ça."

Yassine Belattar et Medine

"Il est très difficile de discuter avec Yassine Belattar, car la moindre critique est vécue comme une offense à l'ensemble des musulmans qu'il incarnerait soudain. Il interprète toute critique comme une critique de tous les musulmans qu'il pense représenter."

"Il y a des gens pour qui toute critique est un blasphème."

Twitter est un espace de liberté qui en réalité est un espace de censure. 

Raphaël Enthoven réagit aussi sur la polémique Médine, du nom du rappeur qui doit se produire au Bataclan en octobre prochain, sur fond de polémique autour de paroles de chansons jugées trop provocatrices. "[Gérard] Collomb qui interdit Médine, c'est de la censure. La société que nous défendons, c’est aussi le droit de chanter au Bataclan pour Medine, même si je trouve cela ignoble, et dans le même temps, de lire le texte de Charb dans un salon musulman."

Sur la vidéo de Macron sur les aides sociales 

On a un président qui se déguise en "Président au naturel". C'est raté. 

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