Renaud Muselier, président LR de la région Sud PACA et candidat à sa réélection à la tête de la région, est l'invité de Léa Salamé. Il évoque le scrutin à venir mais aussi son adversaire RN Thierry Mariani, que les sondages créditent d'un bon score.

Le président de région sortant dément toute envolée des intentions de vote pour son adversaire RN (ex-LR) Thierry Mariani. "Lors des dernières élections régionales, Mme Marion Maréchal Le Pen avait fait 41 %, et aujourd’hui Thierry Mariani est donné à 41 %. Donc il n’y a pas de plus-value ! La dernière fois, Christian Estrosi et moi étions donnés à 27 %, et là je suis à 35 %. Et les sondages sur le deuxième tour avant le premier ont une influence très relative !"

"C’est sûr que l’ambiance générale a aussi évolué, notamment sur la question de savoir s’il y a un front républicain ou non et comment il s’articule", reconnait-il toutefois. "Je pense que le front républicain ne peut pas fonctionner si l’on traite les adversaires de Satan. Ça ne marche pas. Par contre, si on rappelle que la région PACA est la capitale du bassin méditerranéen, ça veut dire qu’on parle aux Israéliens : comment va faire Thierry Mariani quand il a son directeur de campagne qui faisait des saluts nazis quand il avait 15 ans et qui aujourd’hui est proche de groupuscules ? Comment M. Mariani parle aux Arméniens, quand il est ami avec le président de l’Azerbaïdjan qui a cautionné ce qui s’est passé en Arménie ?"

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"C’est la force de Marine Le Pen : elle a racheté M. Mariani qui n’avait plus de mandat, et qui est maintenant un cheval de Troie puisque ça permet de rhabiller sa politique derrière quelqu’un qui était chez nous avant, et qui s’est assis sur la totalité de ce qu’il avait fait avant. Thierry Mariani disait à l’époque qu’avoir expérimenté le Front national avait ruiné Toulon ! Et maintenant, il se retrouve tête de liste…"

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"On fait un procès d’intention sur les étiquettes, moi j’additionne des compétences"

Renaud Muselier répond aussi aux critiques sur la présence de candidats LREM sur sa liste : "D’un côté, vous avez l’extrême-droite qui se camoufle, et vous avez la droite ouverte qui est la mienne. Je suis un vrai décentralisateur : et pour décentraliser et faire fonctionner le pays, il faut savoir être un chef qui pilote une équipe capable. Sur ma liste, il y a cinq Marcheurs. Je suis président d’une région dans laquelle il y a huit composantes de la majorité régionale. Dans cette majorité régionale, certains sont membres de la majorité présidentielle. La réalité, c’est qu’on fait un procès d’intention sur les étiquettes, et moi j’additionne des compétences, quelle que soit l’étiquette."

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"M. Mariani a commencé sa campagne en disant : 'il n’y a pas grand-chose à dire sur la présidence de M. Muselier et sur son bilan'", rappelle le président de région. "Ça lui va bien de critiquer maintenant, alors qu’il a ruiné sa ville de Valréas avant de la quitter. Lui il habite à Paris avec sa femme, il paye ses impôts à Paris, il est Parisien et puis c’est tout. Il s’est domicilié chez l’un de ses colistiers [à Avignon, NDLR] pour pouvoir se présenter. Ça montre une vraie duperie. Il fait croire qu’il se met à aimer cette région après avoir traité les gens du Vaucluse de ploucs."

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Il dénonce aussi une liste RN de "sous-doués" de la politique : "Dans sa liste, il n’y a qu’un seul élu, tous les autres sont des battus chroniques du suffrage universel. C’est mes adversaires au conseil régional depuis le début de ma mandature, et ils sont contre tout en permanence. Quand ils m’expliquent qu’il y a un drame sur la sécurité dans les transports, moi j’ai aucun fait divers dans mes trains : 85 % des gens qui prennent le train en PACA disent qu’ils sont sécurisés, il n’y a pas d’agression majeure. Il faut faire attention à la sécurité, mais on n’est pas dans une situation où mes trains et mes lycées sont à feu et à sang..."

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  • Légende du visuel principal: Renaud Muselier en meeting à Saint-Raphael le 5 juin 2021 © AFP / Valery HACHE
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