Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, voudrait que la question industrielle soit au coeur de la campagne présidentielle : il est l'invité d'Alexandra Bensaid.

Philippe Martinez, secrétaire général de la CGt au palais de Justice d'Amiens - 19 octobre 2016
Philippe Martinez, secrétaire général de la CGt au palais de Justice d'Amiens - 19 octobre 2016 © AFP / FRANCOIS NASCIMBENI

Le secrétaire général de la CGT est formel : "Avec la clause Molière, on suit les traces du Front National et c'est absolument scandaleux. Il faut plutôt travailler sur la notion de travailleur détaché, afficher des règles communes en matière de protection sociale et de sécurité".

La clause Molière, c'est la marche vers la préférence nationale

"Avec des mesures qui paraissent simplistes, on a l'impression qu'on va régler les problèmes de la société. C'est un chemin dangereux, il est périlleux que ceux qui se prétendent de la droite républicaine suivent ces traces-là".

La responsabilité [revient] à ceux qui ont promis beaucoup de choses, et qui, pendant cinq ans, ont fait le contraire

"S'il y avait, dans les offres sociales, des clauses sociales à respecter, on ferait la sélection sur des valeurs qui permettent de protéger et de travailler dans les mêmes conditions".

Sur le programme de François Fillon présenté la veille

"Il y a contradiction entre Fillon, l'ancien ministre du travail, et le même, candidat, qui veut écarter les syndicats".

Que François Fillon aille à l'hôpital une journée, qu'il voit comment travaille le personnel soignant, et il comprendra qu'il ne faut pas supprimer des fonctionnaires, mais qu'il faut en embaucher, et c'est urgent

La CGT ne donne pas de consignes de vote, y compris pour anticiper la présence du Front National au second tour : "On aura une discussion, mais attendons le 2e tour".

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