Nicolas Desgrais, spécialiste du Sahel, est l'invité de Pierre Weill pour parler du Burkina Faso.

Patrouille de la gendarmerie nationale à Ouagadougou (Burkina Faso) après l'attentat du 14 août qui a fait 18 morts
Patrouille de la gendarmerie nationale à Ouagadougou (Burkina Faso) après l'attentat du 14 août qui a fait 18 morts © AFP / Ahmed OUOBA / AFP

Suite à l'attaque terroriste d'un restaurant de Ouagadougou dans laquelle 18 personnes sont mortes, le spécialiste du Sahel Nicolas Desgrais est revenu sur la situation politique du Burkina Faso.

Au téléphone, Nicolas Desgrais a rappelé la fragilité du régime burkinabè depuis la chute du président Compaoré. Une chute qui a également fragilisée le renseignement au niveau local, un élément essentiel à la lutte contre le terrorisme.

Pour autant, les dirigeants du Burkina Faso ne ménagent pas leurs efforts pour empêcher que le pays ne devienne un second Mali.

Prêter main forte au Mali

Pour empêcher que la frontière entre les deux pays ne devienne un panier percé au travers duquel les terroristes traversent allègrement, deux bataillons ont été envoyés pour prêter main forte aux autorités maliennes.

La population burkinabè n'est pourtant pas un terreau propice à l'endoctrinement de jeunes djihadistes. Nicolas Desgrais explique avoir rencontré une multitude d'ethnies et s'est étonné du grand respect et du dialogue qui existe entre elles.

Peu de divisions donc, d'autant plus que la précédente attaque terroriste du Cappuccino, en janvier 2016, avait généré une baisse économique notable.

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