Gaspard Estrada, politologue et directeur exécutif de l’Observatoire Politique de l'Amérique latine et des Caraïbes est l'invité de l'interview de 7h50.

Treize candidats sont en lice pour l'élection présidentielle brésilienne. Ils entament officiellement à partir de mercredi 15 août, date de clôture du dépôt des candidatures, leur campagne électorale. Mais l'affrontement a déjà commencé depuis longtemps avec, comme point d'orgue, le débat télévisé qui s'est tenu jeudi 9 août. Huit candidats y ont participé. Quatre en ont été exclus car considérés comme insuffisamment représentatifs. Quant au cinquième candidat, le grand absent de ce débat, il s'agissait de l'ex-président Luiz Inacio Lula da Silva, en prison depuis le mois d'avril. Lula a été condamné à douze ans d'emprisonnement pour corruption et blanchiment d'argent.

Pour Gaspard Estrada le risque d’invalidation de la candidature de Lula est élevé car il existe une loi qui empêche toute candidature pour les gens qui ont été condamnés en appel. Mais il y a une jurisprudence contraire, c’est pour cela qu’il y a débat. Par ailleurs, il ly a une procèdure au sein du tribunal électoral, et les avocats pourront porter des recours. 

Lula a t-il raison de crier au complot de la droite ? 

Gaspard Estrada :

Lula a de bonnes raisons de crier au complot. Sa condamnation ne repose sur quasiment rien.

Gaspard Estrada : "Le juge reconnait dans sa condamnation que les faits sont indéterminés". 

Pourquoi Lula est-il toujours aussi adulé ? 

Gaspard Estrada : "il a réussi à faire du progrès social et économique, des millions de gens sont sortis de la pauvreté. Il y a aussi une efficacité des programmes sociaux, et donc les Brésiliens souhaitent revenir à l’époque Lula"

Bolsonaro, candidat d'extrême-droite en position favorable

Jair Bolsonaro du Parti Social Libéral (PSL) est l’un des favoris. Il est très attendu par une partie de la population car le Brésil vit une crise économique et une hausse importante des taux de criminalité.  Par ailleurs il profite du désamour entre les Brésiliens et le Le président Temer qui n'a que 3 % d’opinions favorables. 

La corruption des politiques en Amérique Latine est-elle inéluctable ? 

Les années passent et les faits persistent. La question c’est la promiscuité entre l’argent et le pouvoir. Certains présidents ont fait des réformes. Mais sans cela, rien ne changera.

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