La cyberattaque mondiale a touché plus de 150 pays. Guillaume Poupard, de l'Agence Nationale de Sécurité des Systèmes d'Information (ANSSI), est l'invité de Léa Salamé.

Guillaume Poupard, directeur de l'ANSSI
Guillaume Poupard, directeur de l'ANSSI © AFP / Bertrand Guay

Guillaume Poupard, directeur général de l'Agence Nationale de Sécurité des Systèmes d'Information (ANSSI) revient sur l'attaque planétaire qui a touché plus de 150 pays depuis vendredi : "Dans les pays qui ont recommencé à travailler ce lundi matin, il n'y a pas de déclenchement catastrophique, mais il y a quand même pas mal de victimes".

Les conseils pour les salariés sont classiques : rester vigilants, ne pas ouvrir de mails d'expéditeur inconnu, ou du moins, ne jamais ouvrir les pièces jointes contenues à l'intérieur; signaler aussi les mails qui vous demandent de l'argent, en imitant les adresses d'expéditeur de banques ou de grandes enseignes ( phishing).

Les patrons d'entreprises sont aussi visés par des mesures d'urgence :"Les attaquants utilisent des vulnérabilité connues, corrigées par Microsoft" :

Des répliques vont se produire régulièrement

L'une des particularités de cette attaque, c'est son application très concrète, avec, par exemple, des répercussions dramatiques sur le fonctionnement des hôpitaux britanniques :

Il reste difficile de savoir qui se cache derrière cette cyberattaque, mais une certitude persiste : ce ne sera pas la dernière. Ce type d'agression, bon marché et très rémunératrice, est de plus en plus usitée par les réseaux de criminalité : "On est face à une attaque extrêmement virulente, le propre de son code d'attaque est de républiquer très facilement".

On est revenu aux temps du Far-West

"Une PME qui se fait attaquer c'est [devenu] un fait divers, mais c'est un problème de sécurité nationale, tant l'impact économique et sur la nation peut être fort".

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