Après que le gouvernement français s'est fâché, mercredi, contre les géants américains Apple et Google, la commissaire européenne à la Concurrence Margrethe Vestager est l'invitée de Léa Salamé sur France Inter.

Margrethe Vestager, commissaire européenne à la concurrence
Margrethe Vestager, commissaire européenne à la concurrence © AFP / John Thys

Après que le ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a annoncé mercredi que l'Etat allait assigner en justice les géants du numérique Apple et Google pour pratiques commerciales abusives, Léa Salamé reçoit la commissaire européenne à la concurrence, Margrethe Vestager. 

Fiscalité des "GAFA" : un projet de directive

La France reproche à Google et Apple de profiter de leur position de force sur Internet pour écraser la concurrence. Le gouvernement a-t-il raison d'intenter cette action en justice ? "C'est justifié _si on se rend compte que les choses ne se passent pas comme on voudrait_. D'après les plaintes, il y a quelque chose de non résolu, qui pose question quant aux pratiques commerciales". 

Face aux géants du web et à leur situation fiscale, la commission européenne "travaille sur un projet de directive", assure Margrethe Vestager. "La question est de savoir où la valeur se crée. Il faut payer ses impôts là où on crée de la valeur. Il faut faire accepter ce principe aux pays européens", explique-t-elle. 

"Une reponsabilité particulière"

Cela vient-il du fait que ces entreprises soient basées aux Etats-Unis ? "Je ne crois pas que le problème soit que ce sont des entreprises américaines", répond la commissaire européenne. "C'est d'abord leur taille tentaculaire qui pose problème : quand on est dominant, on a une responsabilité particulière sur le marché". Par ailleurs, "il faut étudier les questions sur les contenus illicites, les copyrights, la liste des actions à mener et très longue", ajoute-t-elle.

Face aux mesures de Donald Trump sur la taxation de l'acier, comment réagir ? "Il faut répondre directement, et se servir de notre système de l'Etat de droit, pour s'assurer de mettre en plan un ordre économique mondial et non un système désordonné". 

En vue des élections européennes, la commissaire européenne, qui a inspiré le personnage titre de la série Borgen, va-t-elle rejoindre Emmanuel Macron dans une liste transnationale ? "Je n'ai pas pris de décision quant à mon avenir, ça reste ouvert", répond-elle. Elle conclut : "Le travail que l'on fait actuellement, c'est bien plus important". 

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