En pleine campagne présidentielle, le réalisateur belge signe un long métrage dénonçant les méthodes populistes d'un parti d'extrême droite , il est l'invité d'Alexandra Bensaid

Le réalisateur Lucas Belvaux. Son nouveau film, "Chez nous", sortira dans les salles françaises le 22 février 2017
Le réalisateur Lucas Belvaux. Son nouveau film, "Chez nous", sortira dans les salles françaises le 22 février 2017 © Getty / Ernesto Ruscio

En pleine campagne présidentielle, le réalisateur belge signe un long métrage dénonçant les méthodes populistes d'un parti d'extrême droite , il est l'invité d'Alexandra Bensaid

Lucas Belvaux a réagi tout d'abord sur la déprogrammation de son film dans le cinéma municipal de Saint-Cloud. La réponse officielle du maire évoque "un choix artistique du cinéma". Une réponse différente de celle qu'affirme avoir eu le réalisateur qui, sans trace écrite, ne souhaite pas s'attarder sur ce cas isolé. Un cas isolé, vraiment ? D'après Lucas Belvaux oui, même s'il y a des tensions dans quelques cinémas du sud-est de la France (ndlr : où le FN a récolté un score important aux dernières élections).

"J'ai découvert des horreurs"

Si Chez nous fait beaucoup parlé, c'est qu'il dresse, en pleine campagne présidentielle, "un portrait objectif du Front national" ou plutôt "d'un parti populiste national français". Ce portrait, Lucas Belvaux l'a conçu grâce à l'importante documentation qui existe aujourd'hui sur le FN.

Dans les livres, d'une part, mais aussi sur internet, où le réalisateur a choisi aussi de plonger dans la nébuleuse du parti. Il raconte y avoir découvert "des horreurs".

A partir de ses recherches, Lucas Belvaux a tenté d'expliquer le vote FN. Pour lui, l'électorat frontiste se divise en trois partie : le vote d'adhésion, dont le réalisateur explique avoir "peur", mais aussi le vote de ceux qui sont "perdus politiquement" ou en désaccord avec la sphère politique qui occupe le pouvoir depuis plusieurs décennies et enfin un vote "opportuniste".

Le réalisateur enfin, s'il affirme ne pas vouloir "peser" sur l'élection présidentielle, déplore le désintérêt politique de la génération née dans les années 80, une génération qui s'est détournée "de son histoire".

► REVOIR | Lucas Belvaux au micro d'Alexandra Bensaid

►►► Aller + loin avec la critique du film Chez Nous par Le Masque et la plume

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