Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé, est l'invité de 7h50.

Île-de-France et Mayenne sous haute surveillance 

Le ministre de la Santé a fait part de la situation "problématique" en Mayenne, où le port du masque est désormais obligatoire en lieux clos, et des 'drive' de test PCR organisés, mais il dit aussi son inquiétude quand à la situation des hopitaux d'Île de France, qui font remonter des "signaux faibles de reprises épidémiques": 

"Nous assistons dans certains hôpitaux parisiens à des signaux faibles de reprise épidémique, c'est pourquoi je demande aux Français de rester particulièrement vigilants, actifs, contre le virus", a déclaré le ministre, qui ne "veut plus confiner le pays".
Il s'agit d'indicateurs "non pas inquiétants, mais d'attention particulière" de reprise, comme le nombre d'appels à SOS Médecins, au Samu et d'admissions à l'hôpital, a-t-il détaillé.

En Mayenne, le nombre de cas de coronavirus a quadruplé depuis le mois de juin. Le ministre de la Santé observe dans ce département "un taux de patients positifs par rapport à la population supérieur à la moyenne nationale", ainsi qu'un "taux de tests positifs supérieur à la moyenne nationale".

La Mayenne a dépassé légèrement le seuil d'alerte avec 50,1 nouveaux cas pour 100 000 habitants détectés en sept jours, selon le bilan de mercredi de Santé publique France. "Des clusters, des groupes de patients" sont "identifiés, les "chaînes de contaminations sont traquées", a assuré Olivier Véran. Il a précisé que "la plupart sont dans des lieux clos ou confinés, dans lesquels on sait identifier les personnes malades".

Le gouvernement a demandé au préfet de Mayenne, qui compte plusieurs foyers de Covid-19, de mettre en place "l'obligation de port du masque" dans les lieux publics clos "sans attendre" le 1er août.

Difficulté de se faire tester

Concernant les tests, il a affirmé avoir fait envoyer "1,5 million d'ordonnances de diagnostic" dans la région Ile-de-France, et autorisé les techniciens de laboratoires à réaliser des prélèvements pour faire face à la hausse des demandes. "Il y a un grand nombre de Franciliens qui souhaitent partir en vacances et qui veulent se faire tester avant de partir, ce qui veut dire qu'il y a un afflux massif de personnes qui veulent accéder aux laboratoires depuis quelques jours", a souligné M. Véran. Il y a donc un "besoin de ressources humaines, de bras, pour faire autant de tests PCR (par écouvillons, NDLR) qu'il y a de demandes". L'aéroport de Roissy est notamment capable de réaliser jusqu'à "2.000 personnes par jour", affirme-t-il. Et sur leurs lieux de vacances, les Français, "où qu'ils soient, auront la possibilité de se faire tester", a assuré le ministre, qui préfère "convaincre" à faire des examens que de "contraindre".

Un plan d'envergure pour le grand âge

Le ministre de la Santé a expliqué : "Nous allons, à travers la loi autonomie (présentée dans les prochaines mois) augmenter la quantité du personnel, pour la bien traitance et l'accompagnement des personnes âgées".

La loi Grand âge et autonomie "est presque prête", "elle sera présentée dans les prochains mois pour qu'elle soit pleinement opérationnelle avant la fin du mandat", a déclaré Olivier Véran. "Il faut la concerter, la discuter avec les départements, avec les fédérations, avec les associations d'usagers et présenter un très beau projet de loi", a-t-il précisé. 

"Ce sera sans doute la grande réforme sociale de cette fin de quinquennat très attendue par des millions et des millions de familles"

Le gouvernement a annoncé fin juin que les conclusions de la concertation préalable à la création d'une cinquième branche de la Sécurité sociale consacrée à l'autonomie, sont attendues mi-septembre. Cette concertation sera pilotée par Laurent Vachey, inspecteur général des finances.

  • Légende du visuel principal: Olivier Véran © Radio France /
Les invités
  • Olivier VeranHomme politique, ministre de la Santé, ex-député LREM de l’Isère, neurologue au CHU de Grenoble
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