Bertrand Delanoë, ancien maire de Paris, est l'invité de 7h50. Il milite pour une nouvelle loi sur la fin de vie et le droit à mourir dans la dignité.

L'ancien maire de Paris milite pour une nouvelle loi sur cette question sensible, et il la défend. "Nous nous battons pour vivre libres, et il y a eu récemment de beaux combats contre l’inceste, les agressions sexuelles, l’égalité femmes/hommes… Nous voulons vivre libres et dignes. Et il faut que nous soyons libres et dignes jusqu’à notre dernier souffle."

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

"J’ai connu beaucoup de cas, certains publics d’autres non", explique-t-il, "de personnes dont la fin de vie a été très douloureuse, du fait de souffrances physiques et morales, parce qu’on ne les autorisait pas à prendre la décision elles-mêmes, en toute liberté, de mourir comme elles avaient vécu : dans la dignité."

"Toutes les enquêtes d’opinion montrent qu’une énorme majorité des Français y est favorable", rappelle Bertrand Delanoë. "Et cette période est justement une période où nous nous interrogeons sur l’essentiel. La mort est consubstantielle à la vie : que nous ayons l’exigence de vivre avec dignité, en citoyens libres, jusqu’au dernier instant, je crois que ça a du sens. Cette crise terrible nous a amenés à réfléchir sur la qualité même de notre vie et l’existence même de notre mort. Il faut regarder la mort en face."

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

Il existe pourtant déjà une loi sur le sujet, la loi Claeys-Léonetti. Mais Bertrand Delanoë estime qu'elle "a été un progrès mais démontre son insuffisance". "Depuis cette loi, moi j’ai fait mes directives anticipées, mais j’ai connu beaucoup de cas de personnes qui ont eu un excès de souffrances, un sentiment de ne plus être des êtres humains parce que la souffrance physique était trop forte et la souffrance morale très intense. Dans ces cas-là, le patient lui-même n’avait pas la possibilité de décider pour lui-même."

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

"Le cas de Paulette Guinchard est très révélateur : elle a dû, avec courage et détermination, et la volonté de décider de sa vie, aller en Suisse pour pouvoir terminer sa vie dignement."

Que pense-t-il des critiques qui disent qu'avec une telle loi, on change la nature de la fin de vie ? "Il y a eu exactement le même débat sur l’IVG. La loi que nous souhaitons n’est pas un permis de tuer, c’est un droit donné au citoyen de décider quand “trop c’est trop”. Ça fait au moins 15 ans que ça existe en Belgique et aux Pays-Bas, et il n’y a pas eu de dérapage. Regardons les expériences !"

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

"Je ne dis pas que c’est facile, que c’est un sujet léger, mais osons l’aborder ! Ça ne doit pas être un débat et une adoption partisans, mais un vrai progrès de société."

Évidemment, les principales critiques viennent des représentants catholiques. "J’ai beaucoup de respect pour les religions, mais si elles faisaient la loi, il n’y aurait pas l’IVG, le mariage pour tous ou le droit à mourir dans la dignité. Je comprends très bien que les religions soient contre, mais c’est du domaine de la croyance religieuse. Lorsque les parlementaires font la loi, il a font pour la société et pour créer des droits. C'est un droit, qui ne doit pas être guidé par des convictions religieuses."

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

"Je comprends très bien que le gouvernement ait actuellement d’autres urgences, leur tâche est difficile. Mais je trouve que c'est une formidable opportunité de laisser le Parlement apporter sa contribution à notre vie démocratique. Que les parlementaires travaillent, et qu’il y ait ce premier pas dès cette semaine."

  • Légende du visuel principal: Bertrand Delanoë © AFP / Eric FEFERBERG / AFP
Les invités
L'équipe
Contact