Depardieu et Sadek sont à l'affiche d'un film politique: "Tour de France", le nouveau film de Rachid Djaïdani est un voyage initiatique entre un Réac et un jeune de banlieue.

Sadek, Rachid Djaidani et Gérard Dépardieu
Sadek, Rachid Djaidani et Gérard Dépardieu © AFP / Anne-Christine Poujoulat

Ce film est une conversation entre la France périphérique et la France provinciale.

Gérard Depardieu : on est dans une époque où tous les avis comptent, et on ne compte plus rien comme avis. Dès qu'on traite un arabe d'arabe on est arabophobe; on ne peut dire un mot sans être catalogué.

Sadek : on ne peut plus critiquer quoi que ce soit; on est obligé d'être lisse. Le bon sentiment est devenu la vraie rébellion.

Sadek : Je trouve aussi que les prix littéraires sont absurdes. Je connais très bien ce milieu, on sur-médiatise certains chanteurs de rap. J'ai fait lire des textes de rap à des gens, ils pensaient que c'était du Rimbaud.

Gérard Depardieu : Trump, j'ai toujours pensé que ce pays était proche de Trump, même les intellectuels. J'ai vu là-bas une pauvreté terrible. Ça ne m'étonne pas. Obama s'est pas mal planté. Ces rapports avec la Russie sont catastrophiques. J'aime Poutine comme ami, je ne connais pas Trump.

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