Béatrice Dalle et Charlotte Gainsbourg, à l'affiche du film "Lux Æterna" réalisé par Gaspar Noé, en salle le 23 septembre, sont les invitées de Léa Salamé.

"Ce film c’est un peu un OVNI, c’est la vision de Gaspar Noé sur un tournage qui vire au cauchemar, sur fond de sorcellerie", raconte Charlotte Gainsbourg. "C’est une montée d’acide ou une incantation vaudou", ajoute Béatrice Dalle. "Je m’en fichais de savoir quelle était l’histoire, parce que tourner avec Gaspar Noé c’était vraiment mon rêve. J’aime tellement son univers ! C’était encore mieux que mes espérances." Charlotte Gainsbourg approuve : "Moi j’ai dit oui tout de suite, très excitée et puis j’ai paniqué juste avant, parce que je ne savais pas du tout dans quoi je mettais les pieds…"

Un film féministe ? Peut-être, pour les deux actrices. "Les sorcières c’était des femmes puissantes, qui devaient faire peur aux hommes… À juste titre !", lance Béatrice Dalle.

"Je comprends que les hommes pendant des millénaires aient mis un couvercle sur leurs compagnes, sinon ça fait bien longtemps qu’on vous aurait tous niqués, les garçons, vous n’existeriez plus. Ce serait nous qui vous violeraient et qui vous mettraient des mains aux fesses !"

Pour Charlotte Gainsbourg, le mouvement #metoo n’a pas été vain dans le cinéma français et bien au-delà. "Ça a changé beaucoup de choses : on est allé vers un extrême, mais on avait besoin d’aller vers cet extrême là." "Ça ne fait que commencer", assure Béatrice Dalle. Elle réagit aussi à la polémique sur la présence de Roman Polanski dans la liste des membres de l’Assemblée générale des César. "C’est inouï ! Lui, je m’en fous, mais vu la polémique qu’il y a eu, c’est quoi cette espèce de règle étrange qui fait que d’un coup il est d’office dans la liste ?"

  • Légende du visuel principal: Charlotte Gainsbourg et Béatrice Dalle pour la projection de Lux Aeterna à Cannes en 2019 © AFP / Christophe Simon
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