Jusqu'en février 2020, une exposition rétrospective d'Ernest Pignon-Ernest se déroule dans la Grande Chapelle du Palais des papes à Avignon. Elle porte le titre d'"Ecce Homo". Pas moins de 400 dessins, croquis, fusains et photographies y sont exposés.

L'artiste plasticien Ernest Pignon-Ernest pendant le Festival du livre de Mouans-Sartoux dans les Alpes Maritimes.
L'artiste plasticien Ernest Pignon-Ernest pendant le Festival du livre de Mouans-Sartoux dans les Alpes Maritimes. © Maxppp / PHOTOPQR/NICE MATIN/FRANZ CHAVAROCHE

Le titre de l'exposition, "Ecce Homo", incarne tout ce qu'est l'oeuvre d'Ernest Pignon-Ernest : il replace l'homme au centre du monde

Ce qui fait l'humanité, c'est la densité d'histoire.

Avec ses personnages toujours à taille humaine et ses dessins qui dénoncent, l'artiste est surtout connu pour avoir exposé dans la rue.

"Notre culture, c'était le sport"

Il est né en 1942, pendant la guerre. Il vit dans une famille modeste et nombreuse.

Je n'ai pas souvenir d'un livre à la maison. Notre culture, c'était le sport, la gym, le vélo, la plongée et le foot.

Ernest Pignon-Ernest découvre Picasso dans un numéro de Paris-Match. Il a 14 ans. Il veut devenir architecte mais vient d'un milieu où il va de soi de commencer à travailler très jeune

L'artiste débute son oeuvre en 1966 alors qu'il arrive dans le Vaucluse.

Respecter la ville

Il se place à l'origine de la rencontre entre un lieu et un thème : "Mes images révèlent les lieux".  C'est ce qui lui vaut d'être baptisé "père du street art", malgré lui. 

C'est une définition réductrice, je n'ai jamais pensé que j'exposais dans la rue, je ne me sens pas beaucoup de choses en commun avec ces gens-là.

Il veut des œuvres respectueuses de la ville. L'artiste critique les tags "imbéciles" qui ont recouvert la basilique de Santa Chiara à Naples. 

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