Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essonne et Président de Debout la France, est l'invité de Léa Salamé.

"Je n’ai pas été convaincu" par le plan de vaccination présenté par Jean Castex, assure Nicolas Dupont-Aignan. "Je ne suis pas anti-vaccin par principe, loin de là, mais quand on nous dit à l’Assemblée qu’on ne sait pas si ce vaccin va empêcher d’être porteur, de transmettre et qu’on ne connaît pas les effets secondaires, je me dis avec bon sens, surtout pour le vaccin ARN, que le principe de précaution veut qu’on ait un peu plus de recul, qu’on a été trop vite. Moi en tant que responsable politique, je ne lancerais pas la vaccination de 14 millions de personnes avant l’été sans avoir plus de recul."

"Je souhaite qu’il y ait un vaccin. J’attends le vaccin classique, j’ai une très grande confiance en l’Institut Pasteur. Je ne me ferai sûrement pas vacciner avec le vaccin [ARN] pour l’instant."

Nicolas Dupont-Aignan déclare également que certains éminents épidémiologistes ne se feraient pas vacciner, citant Axel Kahn : ce dernier a d'ailleurs formellement démenti auprès de France Inter avoir pris cette position, et précise qu'il se fera bien vacciner*.

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"On nous enferme entre le confinement, délirant, liberticide, et qui est en train de ruiner le pays, et le vaccin", s'inquiète le patron de Debout la France. "Je dis depuis le début qu’il y a des solutions à mettre en œuvre pour lutter contre le virus, c’est : les masques (dont des masques FFP2 pour les personnes âgées), des tests massifs. En Angleterre, Liverpool a été testée, ça donne quatre fois moins de contaminations en deux mois ! Il faut aussi des lits de réanimation, et soigner les gens avec de l’hydroxychloroquine au lieu de lutter contre elle. J’assume : l’Allemagne le fait beaucoup. Je remarque que des pays qui l’ont fait ont beaucoup moins de morts."

Ce qui est en grande partie faux, puisque les autorités sanitaires en Allemagne ne recommandent absolument pas (au contraire, elles avertissent sur ses effets secondaires graves) le traitement défendu par le professeur Raoult (même si le traitement est autorisé pour traiter "diverses infections bactériennes", ce qui est d'ailleurs aussi le cas en France). Le nombre de morts moindre en Allemagne, lui, est largement dû à sa politique de tests massifs, déployée très rapidement, et à un nombre de lits de réanimation bien supérieur, et pas à un traitement.

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"Il faut lutter contre le virus, mais il ne faut pas tuer le pays en même temps."

Il rappelle qu'il était pour le premier confinement, mais que le deuxième n'a pas de sens selon lui. "Je dis simplement qu’on a quatre fois plus de morts en France qu’en Allemagne. Je regarde ce qui a marché, notre confinement est totalement délirant, les attestations ne marchent pas, on a infantilisé notre peuple. On vaincra la maladie en ayant une position médiane, qui permette de rouvrir et en même temps de se protéger."

Marine Le Pen peut-elle gagner ? "Non. Tout le monde le sait, même dans son parti."

Aux cadres de Debout la France qui rejoignent le RN, il souhaite "bon courage et bonne chance". "J’ai reçu que 20 démissions sur 800 cadres, 20.000 adhérents", relativise Nicolas Dupont-Aignan. "Ça ne m’ébranle pas plus que ça. Moi j’ai présenté ma candidature à la présidentielle pour une raison très simple : j’estime que ce duel étouffe la vie politique. Marine Le Pen, en étant candidate, va faire réélire Emmanuel Macron. Je préfère avoir 20 départs et avoir, 18 mois avant, des sondages de 5 à 8 %, qui progressent. Je suis au même niveau que les Verts, je suis premier sur Facebook, on avance. Je propose une offre politique que j’estime juste face à la crise sanitaire et sociale du pays. C’est aux Français de juger."

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"Ils veulent aller se vendre à la gamelle pour avoir quelques postes aux conseils régionaux", attaque leur ancien président.

"Moi je suis gaulliste, je m’adresse aux Français", assure-t-il. "Il y a besoin d’une nouvelle offre politique, je la propose. Et si des grincheux ou des arrivistes s’en vont, ça m’est indifférent. On n’est pas obligés éternellement de laisser Emmanuel Macron choisir son adversaire. La question est de savoir qui peut gagner : Marine Le Pen ? Non. Tout le monde le sait, même dans son parti."

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*Précision : Invité de France Inter, Nicolas Dupont-Aignan a affirmé que "de grands généticiens comme Axel Kahn et d’autres ont dit qu’ils ne se vaccineraient pas avec ce vaccin [à ARN messager]". Le professeur Axel Kahn, généticien et président de la Ligue contre le cancer a joint France Inter pour rectifier les propos que lui a prêté Nicolas Dupont-Aignan. Il tient à "réaffirmer son intention de se faire vacciner dès que possible contre la Covid-19, avec les premiers vaccins disponibles" [c’est à dire les vaccins ARN]. 

  • Légende du visuel principal: Nicolas Dupont-Aignan © AFP / Martin BUREAU
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