Pour dédramatiser la situation actuelle face à la menace permanente, Alain Bauer publie "Comment vivre au temps du terrorisme". Le criminologue est l'invité de Léa Salamé.

Alain Bauer, professeur en criminologie, Forum International d'Interpol à Lyon - 8 juillet 2013
Alain Bauer, professeur en criminologie, Forum International d'Interpol à Lyon - 8 juillet 2013 © AFP / Philippe Desmazes

Le criminologue explique qu'il rajoute, dans son ouvrage, quelques points aux consignes déjà données par le gouvernement : en cas d'attaque, on peut être aussi "résistant" : "On peut à la fois regarder où on est, se préparer comme on le fait pour n'importe quelle aventure extérieure, et aussi se dire que dans certains cas, on peut soit sauver des gens, soit intervenir. Ce dont on se rappelle, c'est que dans le Thalys, à Nice ou ailleurs, c'est ceux qui ont fait quelque chose qui ont probablement sauvé beaucoup de vie".

Ultra-visibilité du faut divers

Alain Bauer essaie d'expliquer ces pratiques avec un "petit guide à glisser dans la poche", un outil "pédagogique". Malgré tout , le criminologue affirme que nous sommes dans une phase décroissante du cycle terroriste. "Quand vous passez de l'hyper terrorisme, vous tuez des personnes en utilisant des avions transformés en bombe volante, à du 'micro-terrorisme', avec des voitures ou un coupe-cigare, vous avez une décroissance (...) Il y en a moins, en quantité de victimes. Chaque attentat, raté ou réussi, avec des moyens d'une banalité affligeante, le lumpen-terrorisme, provoque le même effet médiatique, mais en réalité phisuqe c'est trés different". Exemple avec la tuerie de Littleton ( Columbine) aux Etats Unis, qui a fait une quarantaine de morts. Alain Bauer estime "qu'on avait l'impression que les Etats-Unis étaient à feu et à sang, or c'était l'année où le terrorisme a fait le moins de mort [dans le pays]".

Le bon anti-terrorisme, c'est quand il n'y a pas d'attentat

Pour Alain Bauer, afin de lutter efficacement contre le terrorisme, il faut une révolution culturelle du renseignement : "On leur a expliqué que l'alpha et l'oméga du renseignement, c'était l'espion soviétique".

A un moment, il faut partager, il faut faire de l'anti-terrorisme, et pas que du contre-espionnage

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