Caroline Fourest, éditorialiste à Marianne, est l'invitée de Léa Salamé à 7h50.

Une semaine après la publication dans "le Monde" d'une tribune polémique défendant la liberté d'importuner, qui a donné lieu à de nombreux débats et condamnations, Léa Salamé reçoit Caroline Fourest pour éclairer ce combat des féministes. 

"La séduction, c’est l’histoire du monde"

La Tribune dans Le Monde m’est tombée des mains, ainsi que les réactions. Le texte est maladroit. Il fait la confusion entre la séduction et le droit d’importuner. Importuner c’est déplaire. 

Caroline Fourest estime qu'il y a un problème de ressenti par rapport à l’expression du désir. Pour les hommes c’est extraverti, et ce peut être vécu comme une agression chez les femmes. 

Parle ton trop du désir des femmes ? "Cela fait des milliers d’années que c’est comme ça". 

Pour Caroline Fourest, "de la balourdise à la mise en danger, le harcèlement c’est complexe ; les femmes doivent avoir le droit d’exprimer leur désir et d’être séductrices.Depuis le début du féminisme, la volonté de s’exprimer des femmes est prise pour la haine des hommes."

La révolution féministe n’a pas de frontière, c’est pour cela qu’il y a des réactions violentes. 

Soyons heureux d’avoir des discussions sur la séduction et d’en être passionnés.

Faut-il censurer les oeuvres d'art ? 

Décrocher les Gauguin ? Brûler Sade ? Cela fait partie des bonnes questions à se poser.  

L’art est un statut à part,il est le médiateur de nos inconscients. L’affaire Weinstein aura des conséquences immenses sur ce milieu du cinéma chargé de véhiculer nos représentations.

Caroline Fourest note un retour du moral , même si c’est une morale féministe. 

Elle conduit un projet de long-métrage, c'est un peu "la revanche des femmes violées" , 

Il y a quelques années une femme puissante n’excitait personne, aujourd’ hui c’est différent. 

7h58  la radicalisation de la laicité.. 

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