Raphaël Enthoven, professeur de philosophie et auteur de "Nouvelles morales provisoires", est l'invité de Léa Salamé à 7h50

Gilets jaunes

Le professeur de philosophie affirme que l'on traverse un moment de "panique morale... de désir moral (...) On veut réaffirmer des valeurs mais on discute finalement assez peu".

Selon lui la logique n’est pas contradictoire mais d’opposition systématique : 

Évoquant l'intervention d'Emmanuel Macron devant les maires, il assure que ses détracteurs ne souhaitent pas débattre : "le refus de débattre était préalable au débat".  Il aussi remarque que dans sa lettre, Emmanuel Macron demandait aux citoyens de "se mettre à la place de celui qui gouverne". 

La haine antisémite

Pour Raphaël Enthoven, "l’antisémitisme est une passion fondamentale des démocraties". 

Le juif, l’homosexuel occupe cette place de bouc émissaire

À propos des réseaux sociaux et notamment de Twitter, il explique que l'on assiste parfois à une confusion démocratique : "Il y a une confusion entre l’égalité des droits et l’égalité des compétences. Le critère de vérité est devenu la quantité". Mais ajoute : "J’aime y aller, car c’est un feu d’artifice."

Selon lui, Twitter est parfois un espace de débat où existe "le désir de prendre son opinion pour la vérité". Mais il souligne qu'il arrive que quelqu’un qui vous agresse d’abord finisse par dialoguer. 

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Raphael Enthoven © AFP / JOEL SAGET / AFP
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