Julien Dray, nouveau porte-parole de la direction collégiale du Parti Socialiste, est l'invité de Pierre Weill

Julien Dray
Julien Dray © AFP / Lionel Bonaventure

Le PS sort d'une double défaite historique, qui pousse ce parti historique à se réinventer ou à disparaître. Une situation qui n'inquiète pas outre mesure Julien Dray : "J'ai participé de la génération qui a subi la défaite de 1993. Quatre ans après, nous gagnions les législatives. Personne n'aurait pu le prévoir." Reste que la situation est difficile, et qu'il faut réfléchir aux raisons de cette défaite, qu'on ne peut pas selon lui "indexer seulement sur le bilan" du quinquennat.

D'autant que pour Julien Dray, le Parti socialiste a encore toute sa place entre Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon, devenus majorité et opposition de gauche. "Le danger, c'est que la gestion d'Emmanuel Macron s'infléchisse vers une gestion traditionnelle, libérale... Mais la radicalité, la contestation du système, elle a besoin à un moment donné d'un programme de gouvernement."

La loi Travail, "un risque pour le CDI"

Revenir oui, mais sous quel forme et avec quel positionnement ? "Le socialisme, c'est le combat pour l'égalité, la justice, un idéal d'abord et avant tout. [...] Le travail qui est le nôtre est un travail d'opposition", assure-t-il. "Mais quand il y a des choses qui vont bien, nous le disons". Ce n'est pas le cas par exemple de la future loi Travail, "qui présente des risques pour le CDI, le contrat de travail".

Qu'en pense son ami François Hollande ?"Comme tout responsable socialiste, il est inquiet pour l'avenir de sa famille", assure Julien Dray. Tout en précisant que pour lui, cette page est tournée : l'ancien président ne reviendra pas, comme il a pu le faire auparavant, remettre de l'ordre dans son parti.

Les invités
L'équipe
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.