Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Education nationale et de la Jeunesse, est l'invité de Léa Salamé à 7h50.

Alors que les épreuves du bac commencent ce lundi, des syndicats de l'éducation nationale ont appelé à la grève pour perturber la tenue des épreuves. Mais "les épreuves vont se passer normalement, c’est ce que j’ai annoncé depuis trois semaines", estime le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer, qui spécule sur un taux de grévistes "autour de 5%". 

Même si des études ont été faites pour anticiper les manques de surveillants afin que "les élèves soient en situation normale pour travailler", il estime que "nous, les adultes, nous soyons attentifs à ce qu'il en soit ainsi". Jean-Michel Blanquer juge donc que "la grève est doublement incompréhensible : d’abord parce qu’elle a lieu le jour du bac, ce qui n’est pas très acceptable (...) et deuxièmement sur le fond, on parle beaucoup de la question des rémunérations parce que je n’ai cessé de dire qu’on allait y travailler. Je n’ai pas besoin de pression pour avancer sur ce point", dit-il, rappelant qu'il veut faire gagner 1000 à 2000 euros de plus par an aux enseignants. 

Jean-Michel Blanquer estime que "ce que les professeurs doivent savoir, c’est que je suis leur premier défenseur dans les discussions approfondies qu’il doit y avoir dans ces sujets", dit-il.. "C’est aberrant, au moment où vous avez un ministre de l’Education qui s’annonce ministre des Professeurs, qui travaille sur cette question, c’est paradoxal d’avoir certains syndicats qui développent une agressivité totalement décalée". 

Il ajoute que selon lui, "il ne faut pas oublier qu'il y a aussi des professeurs favorables aux réformes" et "des élèves de seconde qui sont ravis des changements qui ont eu lieu", explique-t-il, contredisant les propos de Thomas Legrand dans son édito politique quelques minutes plus tôt. 

Sur le choix des matières, et notamment les mathématiques, il rappelle que "nous n’avons cessé de dire que nous arrivons à une déhiérarchisation des filières, ce n’est pas pour faire une hiérarchisation des disciplines. On doit prendre des mathématiques si on aime les mathématiques". 

"C'est important que chaque discipline soit prise pour des bonnes raisons"

Sur la réforme du bac et la consultation, il rappelle qu'il n'est pas seul à avoir décidé. "La réforme n’est pas complètement terminée, il y a tout un travail à faire sur l’année de terminale. Je sais bien qu’on essaie de donner cette image du ministre qui fonce sans écouter, mais c’est juste faux”. Il ajoute : "La réforme du bac, elle est annoncée en juin 2017 dans la Déclaration de politique générale du Premier ministre pour juin 2021. On a quatre ans pour la faire. Si quatre ans c’est aller trop vite, je veux bien, mais dans ce cas je ne sais pas ce qu’il faut faire, sur dix ans ?"

  • Légende du visuel principal: Jean-Michel Blanquer © AFP / Ludovic Marin
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