Pascale Robert-Diard, journaliste au journal Le Monde, chargée de la chronique judiciaire, co-auteure de "Comprenne qui voudra" (L'iconoclaste), est l'invitée de 7h50.

Elle y raconte la relation entre une professeure trentenaire et son élève de 16 ans, qui a secoué la France de 1968. "Dans le destin de cette femme, ce qui me retient, c’est que c’est une histoire d’amour et ça fait du bien en ce moment… C’est une histoire qui me touche beaucoup parce que c’est à la fois une histoire personnelle et quelque chose qui rencontre son époque (68 qui explose)."

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"Ce qui est déjà très beau, c’est que c’est une femme qui se bat pour être libre", explique Pascale Robert-Diard. "C’est rare. Elle vient juste de passer l’agrégation, elle est en instance de divorce, elle est mère de deux enfants, elle doit gagner sa vie, et elle décide d’être une professeure de français. Une professeure extraordinaire. Elle va confondre la littérature et la vie et tomber amoureuse d’un élève, qui est en seconde. Lui, il va plonger complètement dans cette histoire d’amour."

"Ce qui est fascinant dans cette histoire, c’est qu’elle va vivre mai 68 et tous ces slogans affichés partout à 300 %. Elle y croit, elle les vit. Elle a 32 ans, mais elle dit de tous ces manifestants : “ils nous vengeaient de toute la contention de notre adolescence”. Les corps explosent, les corps se libèrent."

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Les parents ont ensuite porté plainte pour enlèvement et détournement de mineurs. "Ce qui est au cœur du débat, c’est pas tellement la relation sexuelle qui existe entre le professeur et l’élève, pour eux, c’est l’atteinte portée à leur autorité parentale. On voit bien ce qui est en train de basculer : on a une jeunesse qui explose et qui a envie de liberté et des parents qui disent “tu rentres à la maison”."

Pense-t-elle que cette histoire résonne avec le monde actuel ? "Je pense que ce qui est incroyable, c’est à quel point elle est la pointe de l’iceberg de 68. Elle, elle y croit, et on va vouloir l’écraser, cette professeure qui veut tout bouleverser. À l’époque, il y a une demande de liberté incroyable, aujourd’hui on est dans une demande de protection incroyable : on est à la fin d’un cycle, elle en est le début."

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  • Légende du visuel principal: Pascale Robert-Diard, journaliste etchroniqueuse judiciaire © Radio France /
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