Le dernier débat décisif des Républicains a lieu ce soir, le porte parole national d'Alain Juppé, candidat à la primaire de la droite et du centre est l'invité de Léa Salamé

Benoist Apparu en meeting de soutien à Alain Juppé - Arras, 11 octobre 2016
Benoist Apparu en meeting de soutien à Alain Juppé - Arras, 11 octobre 2016 © Maxppp / Pascal Bonniere

La candidature d'Emmanuel Macron influence-t-elle la primaire de la droite et du centre ? Elle fait en tout cas réfléchir Benoist Apparu, pour qui elle a pour seul but de "torpiller" cette primaire. Et notamment son candidat Alain Juppé, qui serait sur le papier le plus proche des idées de l'ancien ministre : "Mais la vraie différence, c'est qu'il y en a un qui est loyal et pas l'autre", tacle Benoist Apparu. "Macron se présente comme quelqu'un de neuf, de différent. Mais on voit surtout beaucoup de stratégie, de marketing, de com."

"Quand on se déclare candidat, on explique ce qu'on peut apporter aux Français. Là, Emmanuel Macron dit à tout le monde qu'il veut torpiller la primaire de la droite et du centre." Et sur la critique des partis traditionnels ? "Les partis structurent une pensée. Ils ont une mauvaise image, sans doute à juste titre", explique-t-il, mais cela doit surtout pousser à les réformer.

Le renouveau, l'identité heureuse et les frites

Quant à l'idée d'un rapprochement avec des personnalités de la gauche, une "union nationale" après la présidentielle, Benoist Apparu la balaye pour l'instant. "Ce que dit Alain Juppé, c'est : travaillons sur des gouvernements de projet".

Au sein de la primaire, Benoist Apparu ne regrette pas la thématique de "l'identité heureuse" qui a marqué la campagne d'Alain Juppé. Pour lui, il y a eu des thèmes forts pendant la campagne : "Il y a eu 'le renouveau' pour Bruno, 'l'identité heureuse' pour nous... J'allais dire 'les frites' pour d'autres, mais ce serait méchant." Enfin, il estime que la remontée de François Fillon est une bonne nouvelle, après "une campagne sérieuse". Tout en ajoutant : "Nous avons fait des propositions dont nous sommes sûrs de pouvoir les appliquer. Ce n'est pas le cas de toutes les propositions de François Fillon".

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