Alexis Corbière, député LFI de Seine-Saint-Denis, est l'invité de Léa Salamé à 7h50.

Une quinzaine de perquisitions ont été menées ce mardi, notamment au domicile de Jean-Luc Mélenchon, au siège de la France insoumise et dans les locaux du Parti de Gauche, dans le cadre des enquêtes préliminaires sur des soupçons d'emplois fictifs d'assistants parlementaires et sur les comptes de campagne de Jean-Luc Mélenchon.

Il n'y a eu aucune interpellation ni garde à vue.   LFI a dénoncé un "coup de force politique, policier et judiciaire contre Jean-Luc Mélenchon et La France insoumise", et une "attaque sur la base d'éléments fantaisistes".     

L'enquête sur les comptes de campagne de la présidentielle  connaît un coup d'accélérateur.  Dans le viseur : Mediascop, l'agence de communication créée par Sofia Chikirou et exclusivement vouée à Jean-Mélenchon  et l'Ere du peuple, association présidée par le conseiller d'Etat Bernard Pignerol. 

Pendant la campagne présidentielle, ces deux entités ont facturé des prestations à la France Insoumise. 129 000 euros, par exemple, facturés par l'Ere du peuple et plus d'un million par Mediascop. Des éléments jugés suspects par les enquêteurs  qui ont donc voulu allez voir de plus près.  Avant eux, ce sont la commission des comptes de campagne mais aussi la cellule de renseignement financier Tracfin qui avaient alerté la justice sur près de 450 000 jugés litigieux.           

Jean-Luc Mélenchon, le leader de La France insoumise a annoncé cette perquisition dans une vidéo filmée avec son téléphone et diffusée en direct sur sa page Facebook, pendant des fouilles à son domicile.

Jean-Luc Mélenchon a été soutenu par Marine Le Pen dans ses affaires judiciaires, mais d'autres responsables politiques se sont exprimés au sujet de cet évènement et la méthode employée. Le Pen comme Mélenchon sont soupçonnés d’avoir eu des assistants au Parlement européen qui ne travaillait que pour leurs partis politiques. La patronne du RN a donc soutenu, hier, le leader de la France Insoumise après ces multiples perquisitions. 

"Il n'y a eu aucune perquisition à ce jour à la République en Marche ni au domicile de Christophe Castaner, alors que eux aussi ont des comptes à rendre sur les comptes de campagne", a estimé le député de la 7ème circonscription de Seine-Saint-Denis. "Selon qu'on soit proche ou opposant à Monsieur Macron, ce n'est pas la même chose", a-t-il ajouté, en qualifiant les perquisitions de "dispositif quasiment d'antiterrorisme." [au regard du nombre de policiers mobilisés]. 

A son domicile parisien, Jean-Luc Mélenchon a filmé la perquisition avec son portable pour la diffuser en direct sur Facebook.  "Voilà le début du nouveau ministre de l'Intérieur (Christophe Castaner) et du ministre de la Justice (Nicole Belloubet), voilà ce qu'ils sont en train de faire dans tout le pays, pour intimider et faire peur", a-t-il protesté.

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Alexis Corbière au micro de Nicolas Demorand © Radio France / Capture d'écran
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