Laure Adler, essayiste, romancière, auteure de La voyageuse de nuit (Grasset), est l'invitée de Léa Salamé.

Ce livre est une réflexion sur l'âge et le temps qui passe. 

"A 50 ans, on se dit attention il ne faut pas trop perdre de temps", dit Laure Adler.

Laure Adler rappelle que dans d'autres civilisations que la nôtre, la vieillesse est un supplément, une possibilité de transmission de connaissances. 

"Je me sens vieille mais je suis très contente d'être vieille (...) La vieillesse est un désencombrement de soi-même, c'est une possibilité de vivre intensément le bonheur quotidien". 

on dit pas les vieux on dit les seniors, on dit les aidants, et bien oui, entrer dans la vieillesse c'est s'occuper des autres, et donc s'occuper de soi. 

La productrice de France Inter, s'insurge contre "les normes sociales nous décrivent un modèle de bimbo sexy qui envahit le réel". Si Simone De Beauvoir dénonçait déjà une rupture de civilisation, Laure Adler estime que "50 ans plus on est dans l'augmentation de cette rupture de civilisation". 

Combien de temps pourra-t-on rester, pour les patrons, un tout petit peu rentable ? 

Les discours sur les personnes plus âgées l'ont considérablement mise en colère pendant le confinement et elle clame que "la révolte des vieux ne fait que commencer". 

Évoquant le tabou de la sexualité des personnes âgées, elle affirme "je propose le slow sexe".

  • Légende du visuel principal: Laure Adler présente "L'heure bleue" chaque soir à 20h sur France Inter © Radio France / Christophe Abramowitz
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