Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des Affaires étrangère, est l'invité de 7h50.

Les députés ont examiné ce mercredi soir en première lecture le projet de loi de programmation relatif au développement solidaire. Il s'agit de recentre l'aide publique française sur 18 pays de l'Afrique subsaharienne et Haïti, avec une logique de dons plutôt que de prêts. L'Assemblée nationale se penchera de nouveau vendredi sur ce texte, qui revisite les modalités de la politique de développement de la France, avant un vote le 2 mars.

"La France va revenir dans le jeu. Nous avions un peu disparu de l’aide au développement", explique Jean-Yves Le Drian. "On saupoudrait, par le fait d'être limité financièrement et peut être limité dans la volonté, et ça ne nous permettait pas d’avoir une action cohérente". 

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La France fait un don de 15 milliards à l'aide publique internationale : "Il est important que le don permette une synergie centrale sur de grands enjeux (...) C'est [aussi] une guerre d'influence, nous ne sommes pas cette logique-là"

Il s'agira pour la France de programmer des aides "pour mener des opérations pour des actions concrètes, en matière d'éducation, de santé, d'égalité hommes femmes, et de réchauffement climatiques" dit le ministre des Affaires étrangères.

La logique du don s'explique par le fait que "ces pays ne peuvent pas s’endetter d’avantage", l'endettement les a mis en difficulté. "C’est un enjeu de solidarité,  d’efficacité et d’influence, car sur le développement il y a une guerre des modèles. Il y a une redevabilité de la part des pays qui font du développement un outil de prédation. Nous ne sommes pas dans cette logique-là, nous sommes dans la logique du respect des souverainetés et du partenariat avec les pays tiers."  

Cette guerre d'influence concerne en particulier la Chine, qui détient 46% de la dette des pays africains. 

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Cette concurrence avec la Chine vaut aussi pour la distribution des vaccins. Une méthode critiquée par Jean-Yves Le Drian. "Je suis vacciné contre les effets d’annonce. Je vois de temps en temps des doses vaccinales déposées sur un tarmac d’aéroport et venues de Chine. Ce n’est pas parce qu’on dépose des vaccins sur un tarmac qu’on a une politique vaccinale". 

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  • Légende du visuel principal: Jean-Yves Le Drian © AFP / BERTRAND GUAY / AFP
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